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Moyen Orient et Monde - Épidémie

La communauté internationale promet d’aider l’Afrique face à l’Ebola

Le virus a fait 56 morts en deux jours ; le Canada va donner à l'OMS entre 800 et 1 000 doses d'un vaccin expérimental.

À l’aéroport international de Freetown, des responsables médicaux prennent la température des passagers. Carl De Souza/AFP

La communauté internationale a promis d'aider l'Afrique de l'Ouest face à Ebola, qui a fait plus de 1 069 morts – dont 56 en deux jours – sur plus de 1 975 cas (confirmés, suspects ou probables), selon le dernier bilan communiqué hier par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), essentiellement en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia, trois morts ayant été enregistrés au Nigeria.
L'Allemagne a appelé ses citoyens à « quitter la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia », en précisant que sa demande ne concernait « pas formellement le personnel médical » et que ses ambassades restaient ouvertes. À Riyad, les monarchies du Golfe se concertaient sur les moyens de se prémunir de l'épidémie, à l'approche du pèlerinage annuel de La Mecque, en Arabie saoudite, prévu début octobre et qui rassemble en moyenne deux millions de musulmans du monde entier.
Autant de décisions traduisant une peur de contamination internationale en dépit des appels à la sérénité de l'Onu et de l'OMS. « Nous devons éviter la panique et la peur, il est possible d'arrêter Ebola », avait dit mardi le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, qui a nommé un coordinateur des Nations unies pour Ebola, le médecin britannique David Nabarro.

Le sérum miracle ?
Pendant ce temps, la Sierra Leone a perdu son deuxième responsable médical anti-Ebola en deux semaines, ont révélé des autorités sanitaires hier, alors que 24 agents de santé, essentiellement des infirmiers, ont été mis en quarantaine ces derniers jours à Freetown. Le président sierra-léonais, Ernest Bai Koroma, a demandé l'aide de la communauté internationale pour trouver 13,5 millions d'euros pour faire face à l'épidémie. Le gouvernement a de son côté indiqué qu'il allait demander un sérum expérimental, le ZMapp, développé par un laboratoire privé américain, qui a donné des résultats positifs sur deux Américains contaminés au Liberia mais n'a pas permis de sauver un prêtre espagnol décédé mardi. Au Liberia, deux médecins testés positifs au virus Ebola étaient dans l'attente de cet anticorps. Ils ont donné leur consentement aux autorités libériennes et américaines pour que l'anticorps expérimental soit utilisé sur eux, a précisé la présidence.
En revanche, la Guinée n'a pas pour l'instant demandé à bénéficier de ce sérum, selon une source gouvernementale à Conakry, où des agents de santé de l'hôpital Donka, abritant un centre anti-Ebola, exprimaient leur inquiétude, en déplorant la faiblesse des moyens à leur disposition. « Nous sommes mal protégés, nous avons perdu 25 de nos collègues » depuis le début de l'épidémie, déclarée il y a huit mois dans le sud-est de la Guinée, a affirmé une infirmière de cet hôpital.
Hier, le Canada a annoncé qu'il allait donner à l'OMS entre 800 et 1 000 doses d'un vaccin expérimental contre le virus Ebola, baptisé VSV-EBOV, développé dans un de ses laboratoires. Ce traitement préventif n'a pas encore été testé sur des humains mais « s'est révélé prometteur dans la recherche sur les animaux », a précisé le ministère canadien de la Santé.

(Source : AFP)

La communauté internationale a promis d'aider l'Afrique de l'Ouest face à Ebola, qui a fait plus de 1 069 morts – dont 56 en deux jours – sur plus de 1 975 cas (confirmés, suspects ou probables), selon le dernier bilan communiqué hier par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), essentiellement en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia, trois morts ayant été enregistrés au Nigeria.L'Allemagne a appelé ses citoyens à « quitter la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia », en précisant que sa demande ne concernait « pas formellement le personnel médical » et que ses ambassades restaient ouvertes. À Riyad, les monarchies du Golfe se concertaient sur les moyens de se prémunir de l'épidémie, à l'approche du pèlerinage annuel de La Mecque, en Arabie saoudite, prévu début octobre et qui rassemble en moyenne...
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