À Gaza, la vie normale reprend son cours... dans les décombres. Finbarr O’Reilly/Reuters
Israël accepte que le cessez-le-feu observé depuis mardi dans la bande de Gaza soit prolongé sans condition et sans limite dans le temps, au-delà de son expiration prévue vendredi, a déclaré un haut responsable. Il appartient à présent aux Israéliens et aux Palestiniens envoyés au Caire de le transformer en trêve durable lors de discussions indirectes avec l'entremise de l'Égypte, habituel médiateur de ces conflits en tant que grand voisin et l'un des deux seuls pays arabes à avoir signé un accord de paix avec Israël.
Côté palestinien, l'intransigeance restait de mise, en tout cas publiquement. « Notre délégation au Caire (...) ne cédera sur aucune de nos exigences », a déclaré Ismaïl Haniyeh, ex-Premier ministre du Hamas à Gaza et numéro deux du bureau politique du Hamas. « Ce que l'occupant n'a pas pu obtenir sur le champ de bataille, il ne pourra pas non plus l'obtenir sur la scène politique », a-t-il martelé. De son côté, l'armée israélienne dit avoir retiré toutes ses troupes de la bande de Gaza. Elle a aussi annoncé la levée de toutes les restrictions imposées à la population civile côté israélien pour la protéger des tirs de roquettes. Mais ses soldats restent « prêts à toute éventualité », a prévenu Benny Gantz, son chef d'état-major. De plus, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a assuré hier que l'offensive israélienne dans la bande de Gaza était « justifiée » et « proportionnée » à la menace, et que c'était le Hamas qui était « responsable » des près de 1 900 morts. Il a par ailleurs estimé « important » que l'Autorité palestinienne joue un rôle dans la reconstruction de la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas.
Les États-Unis, quant à eux, ont indiqué qu'ils participeraient probablement aux discussions du Caire. Chacun a conscience que, même si la trêve qui expire vendredi matin est prolongée, rien ne prémunit contre un nouveau déchaînement dans quelques mois. De son côté, le président français, François Hollande, a « salué le rôle positif du roi de Jordanie dans les efforts de paix » en Syrie comme à Gaza et marqué son soutien à la médiation égyptienne sur Gaza, lors d'un entretien téléphonique avec le roi Abdallah II. De plus, la Ligue arabe a annoncé qu'elle dépêcherait « prochainement » des ministres d'au moins quatre de ses pays membres à Gaza pour marquer sa « solidarité » et évaluer les besoins de la reconstruction, chiffrés par l'Autorité palestinienne à plusieurs milliards de dollars pour les plus urgents.
De son côté, le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon a appelé hier à mettre fin au « cycle insensé des souffrances » dans la bande de Gaza, dans un discours devant l'Assemblée générale des Nations unies.
« Faut-il continuer comme ça : construire, détruire puis reconstruire encore ? » s'est-il interrogé. « Nous allons reconstruire (Gaza), mais ce doit être la dernière fois, il faut que cela cesse », a-t-il martelé.
De plus, le président équatorien Rafael Correa a annoncé qu'il annulait une visite officielle prévue cette année en Israël, dénonçant un « génocide » dans la bande de Gaza en raison de l'opération militaire israélienne.
Les pêcheurs reprennent la mer
À Gaza, un semblant de relative normalité revenait dans le territoire dévasté où les Gazaouis avaient l'air de croire que le cessez-le-feu de 72 heures accepté par Israël et le Hamas et entré en vigueur mardi à 08h00 pouvait tenir, à la différence de tous les précédents. Les Gazaouis, eux, ont rouvert leurs marchés et leurs banques. Des dizaines de pêcheurs ont repris la mer pour la première fois depuis des semaines. Pour Gaza, la grande entreprise de reconstruction va devoir commencer. La campagne militaire lancée par Israël le 8 juillet pour faire cesser les tirs de roquettes contre son territoire et détruire le réseau de tunnels permettant des infiltrations sur son sol n'a pas seulement tué 1 875 Palestiniens, dont 430 enfants et adolescents, selon le ministère palestinien de la Santé. Il a aussi mis au tapis l'économie déjà à genoux d'un territoire exigu sur lequel 1,8 million de personnes essaient de survivre au blocus imposé par Israël. Les secours palestiniens menaient ainsi de front les tâches de déblaiement des rues et de recherche des corps encore prisonniers des décombres à Choujaya et Khouzaa. Les salariés des compagnies d'électricité s'employaient à rétablir le courant.
(Source : AFP)


Gaza ne s'en sortira jamais ! Car les chefs qui dirigent le Hamas n'ont pas conscience de la situation dramatique de ce réduit. Par leur intransigeance, ils sauvent leurs faces, et leur position politique de dirigeant qui n'ont jamais trouvé une solution constructive pour les palestiniens qui souffrent depuis de longues années. L'orgueil, la défense de leurs acquis, les pressions iraniennes et du Hezbollah. En ajoutant les fanatiques islamistes, le tableau est effrayant et l'avenir de Gaza est plus qu'incertain. Le 8 juillet 2014, Israël s'est fixé un objectif (les tunnels à détruire) et si possible les rampes de lancements des roquettes. Il l'a atteint (partiellement) en payant un prix humain très élevé. Le Hamas, à la diffference, avec sa "grande victoire" Gaza a subi de grandes destructions, et qu'Israël n'a subi aucune destruction massive et très peu de civil tué. Le Hamas aussi est responsable des 1900 morts et des 6.000 blessés palestiniens pour les avoir utilisés en "bouclier humains". S'il ne trouve pas une paix durable avec Israël, s'il ne signe pas un accord équitable avec Israël, il aura du mal remonter son économie complètement détruite, et il ne fera que développer la haine dans sa population. Je ne vois pas un père de famille dont l'enfant a été tué par un obus israélien pardonner cet acte monstrueux En conclusion, par manque d'envergure et de clairvoyance des grands chefs du Hamas (dont l'un est caché au Qatar), Israël va recommencer à attaquer Gaza.
14 h 50, le 07 août 2014