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Moyen Orient et Monde - Conflit

Les sanctions contre Moscou font monter la tension

Les combats se poursuivent dans l'Est ; un avion militaire ukrainien abattu par la Russie.

La banque du géant gazier russe Gazprom, Gazprombank, et la banque publique russe VEB, qui compte le Premier ministre Dmitri Medvedev parmi ses dirigeants, figurent parmi les nouvelles cibles américaines. Ekaterina Shtukina/Reuters

La tension autour de l'Ukraine est encore montée hier, avec les nouvelles sanctions occidentales et notamment américaines.
Le Parlement européen a suivi le mouvement en appelant à un embargo sur les ventes d'armes à la Russie, qui devrait rester en vigueur « jusqu'à ce que la situation dans l'est de l'Ukraine se soit normalisée ».
La Russie a riposté violemment aux nouvelles sanctions américaines et européennes prises à son encontre, promettant une « amère désillusion » aux Occidentaux. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov a immédiatement qualifié cette nouvelle vague de sanctions de « scandaleuse » et « totalement inacceptable », promettant une riposte « qui sera reçue à Washington de manière douloureuse ». Cette réaction a été suivie par celle du président russe Vladimir Poutine, qui a évoqué une « impasse » et les « graves dommages » causés aux relations russo-américaines. « C'est dommage que nos partenaires suivent cette route. Mais nous n'avons pas fermé la porte aux négociations afin de sortir de cette situation », a-t-il toutefois nuancé. Il a également évoqué ces nouvelles sanctions avec son homologue américain Barack Obama, lors d'une conversation téléphonique. Washington a notamment ajouté à sa liste noire le géant pétrolier russe Rosneft, dont les avoirs aux États-Unis sont gelés, tandis que les entreprises américaines ne seront plus autorisées à mener des transactions avec lui. La banque du géant gazier russe Gazprom, Gazprombank, et la banque publique russe VEB, qui compte le Premier ministre russe Dmitri Medvedev parmi ses dirigeants, figurent également parmi les nouvelles cibles américaines.
Les Européens, pour leur part, ont pris des sanctions de moindre ampleur, gelant des programmes menés en Russie par la Banque européenne d'investissement (BEI) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd). L'UE a en outre décidé de cibler des « entités », y compris russes, accusées de soutenir « matériellement ou financièrement » les actions menaçant ou sapant la souveraineté de l'Ukraine, mais leur liste précise ne sera déterminée que d'ici à la fin juillet, selon une source diplomatique.

« Un pas important » pour Kiev
Le président ukrainien Petro Porochenko s'est pour sa part félicité hier des nouvelles sanctions européennes, saluant « un pas important dans le soutien à la souveraineté, l'intégrité territoriale et l'indépendance de l'Ukraine ». M. Porochenko, qui a mené cette semaine une intense offensive diplomatique pour obtenir un appui ferme de l'UE face à la Russie, n'a toutefois pas commenté les sanctions américaines, pourtant bien plus vigoureuses que les mesures européennes.
Sur le terrain, les combats se poursuivaient hier, notamment autour de Donetsk et Lougansk, malgré une situation relativement calme la veille, avec des centaines d'habitants de Donetsk évacués en bus vers la Russie par les insurgés. Des groupes de soldats en uniforme russe, mais sans insignes de reconnaissance, disposant d'artillerie et de lance-roquettes multiples Grad ont été observés près d'Izvaryne, dans la région de Lougansk, a indiqué Andriï Lyssenko, un porte-parole militaire ukrainien.
Par ailleurs, l'aviation russe a abattu mercredi un avion de combat ukrainien Su-25 « en mission au-dessus du territoire ukrainien », a annoncé le Conseil de sécurité nationale et de défense. Le pilote a réussi à s'éjecter. La Russie a toutefois nié avoir abattu l'avion, selon l'ambassadeur russe aux Nations unies Vitaly Tchourkine.
De même, la Russie a annoncé hier qu'un garde-frontière ukrainien était mort dans un hôpital russe, après avoir été blessé dans des combats et avoir passé la frontière pour chercher de l'aide, et que 17 de ses camarades étaient toujours hospitalisés sur place.
(Source : AFP)

La tension autour de l'Ukraine est encore montée hier, avec les nouvelles sanctions occidentales et notamment américaines.Le Parlement européen a suivi le mouvement en appelant à un embargo sur les ventes d'armes à la Russie, qui devrait rester en vigueur « jusqu'à ce que la situation dans l'est de l'Ukraine se soit normalisée ».La Russie a riposté violemment aux nouvelles sanctions américaines et européennes prises à son encontre, promettant une « amère désillusion » aux Occidentaux. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov a immédiatement qualifié cette nouvelle vague de sanctions de « scandaleuse » et « totalement inacceptable », promettant une riposte « qui sera reçue à Washington de manière douloureuse ». Cette réaction a été suivie par celle du président russe...
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