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Le prix Delamare décerné à deux lauréates pour leurs plaidoiries exceptionnelles

Les deux lauréates entourées de membres du jury.

Pour la troisième année consécutive, le concours Louis Delamare s'est conclu par le couronnement de deux jeunes juristes, une Française, Ophélie Gourdet, et une Libanaise, Jennifer Farhat.
Fondé par Joe Karam, avocat à la cour d'appel, le concours met en compétition plusieurs juristes invités à plaider en faveur d'une cause en relation avec les droits de l'homme. Le prix, décerné aux deux meilleures plaidoiries sur un thème choisi par les candidats, se veut en outre un hommage à la mémoire de l'ancien ambassadeur de France, Louis Delamare, un fervent défenseur du dialogue, et dont l'engagement en faveur d'un Liban souverain, uni et stable était inconditionnel.
Comme le veut la tradition, six juristes, trois Libanais et trois Français, ont ainsi plaidé devant une foule de leurs collègues à l'ordre des avocats, sous le haut patronage de l'ambassadeur de France, Patrice Paoli, et du bâtonnier de Beyrouth, Georges Jreige, en présence notamment du bâtonnier de Caen, Robet Apery, et de l'ancienne bâtonnière de Paris, Christiane Feral Schuhl. Celle-ci recevra par la même occasion les insignes d'officier de l'ordre national du Cèdre, décernés par l'ancien chef d'État, Michel Sleiman.
Formé de 10 personnes, dont l'ambassadeur de France, le directeur général du ministère de la Justice, le juge Mayssam Noueiri, le bâtonnier de Beyrouth, l'ancien bâtonnier de Paris, le jury a pris en considération l'originalité du sujet, l'argumentation, la qualité de la plaidoirie et enfin la présence charismatique du candidat.
Parmi les thèmes choisis cette année pour les plaidoiries : la peine de mort, la liberté de la presse et d'expression en Éthiopie, le droit à un environnement sain et viable, le droit à la bonne gouvernance, le droit des enfants, le droit à l'éducation des filles.
C'est finalement le thème de l'environnement qui sera primé, côté français, avec la plaidoirie particulièrement pertinente d'Ophélie Gourdet, intitulée « Loane Tietiota, le premier réfugié climatique du monde ? », un thème d'une originalité incontestable, évoquant la dégradation de l'environnement et le droit conséquent d'un citoyen du monde à être accueilli sur un territoire pouvant lui sécuriser les conditions de vie minimales, lorsque les conditions naturelles et climatiques l'ont bouté hors de son milieu d'origine.
Deuxième lauréate, Jennifer Farhat, une juriste libanaise qui a plaidé en faveur de l'éducation des filles au Nigeria, un droit inaliénable selon elle, transmissible à d'autres générations – puisque la fille deviendra mère et donc éducatrice à son tour – et contribuant au développement et au progrès de la nation en général.
Deuxième femme bâtonnier dans l'histoire du barreau de Paris, « la première femme bâtonnier du XXIe siècle du barreau de de Paris », comme elle tient à le rappeler, Christiane Feral Schuhl a reçu à son tour une des plus hautes distinctions de la République libanaise qui lui a été remise par son homologue, Georges Jreige, au nom du chef de l'État.
« Un bâtonnier, n'est qu'un passeur de témoin. Il fait le lien entre son prédécesseur et son successeur, avec conviction, enthousiasme et générosité », dit-elle, en insistant sur la tradition de la « belle amitié franco-libanaise ».
Animée d'une émotion toute particulière pour le Moyen-Orient et le Liban à cause notamment du legs de son père qui occupait les fonctions de membre de la commission culturelle au Liban, elle rend hommage à sa famille qui, dit-elle, « m'ont légué le plus beau des trésors : l'énergie combative ». « Ce qui compte, c'est d'avancer dans le respect des autres et des valeurs du travail et de l'éthique. »
Elle conclut en rendant hommage à Joe Karam, président du Concours Louis Delamare, qui souligne-t-elle « n'a eu de cesse de privilégier les relations interbarreaux. Vous avez su, avec le talent qui est le vôtre, comment encourager, amplifier et faire résonner toutes les actions de nos barreaux respectifs. »

Pour la troisième année consécutive, le concours Louis Delamare s'est conclu par le couronnement de deux jeunes juristes, une Française, Ophélie Gourdet, et une Libanaise, Jennifer Farhat.Fondé par Joe Karam, avocat à la cour d'appel, le concours met en compétition plusieurs juristes invités à plaider en faveur d'une cause en relation avec les droits de l'homme. Le prix, décerné aux deux meilleures plaidoiries sur un thème choisi par les candidats, se veut en outre un hommage à la mémoire de l'ancien ambassadeur de France, Louis Delamare, un fervent défenseur du dialogue, et dont l'engagement en faveur d'un Liban souverain, uni et stable était inconditionnel.Comme le veut la tradition, six juristes, trois Libanais et trois Français, ont ainsi plaidé devant une foule de leurs collègues à l'ordre des avocats, sous le...