Les ministres des Affaires étrangères des puissances occidentales se montraient peu optimistes hier concernant une percée rapide dans les négociations sur le nucléaire iranien.
Une « percée rapide » dans les négociations est « improbable » en raison de profondes divergences, a ainsi déclaré hier à Vienne le chef de la diplomatie britannique William Hague. En effet, un peu plus tard dans la soirée, les représentants des pays occidentaux sortaient des négociations les mains presque vides : « Nous avons eu une discussion approfondie mais nous ne sommes pas encore arrivés à un accord », a déploré le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius avant de quitter Vienne pour Paris, ajoutant que les discussions étaient « utiles » et allaient continuer.
« Il reste peu de temps d'ici au 20 juillet... Je ne peux pas dire avec certitude s'il y aura un accord », a insisté en écho son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier. « La balle est dans le camp de l'Iran », a-t-il estimé, espérant « que les jours qui restent d'ici au 20 juillet seront suffisants pour amener Téhéran à la réflexion », a-t-il ajouté.
Quant à la Chine, neutre comme toujours quand il ne s'agit pas de ses intérêts directs, elle a exhorté les grandes puissances et l'Iran à « faire preuve de flexibilité » dans les négociations, à une semaine de la date butoir pour la conclusion d'un accord.
Une « blague »
En attendant, le Premier ministre israélien Benjamin Natanyahu, enfoncé dans la guerre de Gaza, n'a pas oublié que l'Iran reste sa bête noire : refusant que la moindre confiance soit accordée au programme nucléaire iranien et qualifiant de « blague » les assurances données par le ministre iranien des AE, Mohammad Javad Zarif, il a asséné : « Je pense que la chose essentielle est de ne pas faire confiance à l'Iran. »
M. Netanyahu répondait directement à M. Zarif, qui avait souligné quelques heures plus tôt l'importance d'une confiance réciproque. « La confiance doit aller dans les deux sens », a-t-il dit sur son compte Twitter. « Je ne m'engagerai pas dans un jeu de critiques réciproques ou de manipulations (...) mais dans un effort sincère pour parvenir à un accord », a-t-il relevé, ajoutant attendre « la même chose » des négociateurs du groupe 5+1.
Enfin, les États-Unis, par la voix de leur secrétaire d'État John Kerry, ont de nouveau réaffirmé qu'il est « vital de s'assurer que l'Iran ne va pas développer l'arme nucléaire et que leur programme est pacifique ».
(Sources : agences
et rédaction)

