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Liban - L’Éclairage

Une nouvelle prorogation du mandat de la Chambre est-elle inévitable ?

Pour des raisons liées à la situation régionale, et notamment aux sombres pronostics d'une dégradation supplémentaire de l'état de la sécurité sur le plan interne, avec le réveil possible de cellules terroristes dormantes, il pourrait se faire que le Parlement soit, pour des raisons de sécurité, dans l'obligation de proroger son mandat, estiment certaines sources parlementaires.
Au nom de la continuité des institutions, estiment-elles, une seconde prorogation s'imposerait comme une nécessité en dépit de l'opposition parlementaire du Courant patriotique libre et du 14 Mars en général.
On rappelle que c'est l'impossibilité de s'entendre sur une nouvelle loi électorale et le rejet pur et simple de la loi électorale de 1960 par le CPL qui ont conduit en mai dernier le Parlement à voter en faveur de la prorogation de son mandat.
En dépit des réticences internes, des parties régionales et internationales, tout en affichant naturellement leur préférence pour la solution la plus normale, à savoir l'organisation des législatives dans les délais, conseillent aux forces en présence de prévoir le pire et d'envisager dès à présent une telle solution.
On rappelle que, sur base de la loi de 1960 toujours en vigueur, le collège électoral sera convoqué le 16 août, soit deux mois avant la date prévue pour les élections législatives, selon le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk.
Les avis sur la durée de la seconde prorogation du mandat de la Chambre sont partagés. Pour certains, une prorogation d'un an serait suffisante et reporterait les élections législatives d'octobre 2014 à octobre 2015. D'autres, par contre, sont partisans d'une prorogation substantielle du mandat de la Chambre, une prorogation dont la durée équivaudrait à celle qui lui resterait si les élections normales avaient été organisées dans les délais constitutionnels. Une telle prorogation reporterait donc les élections législatives à mai 2017.
En ce qui concerne l'opposition des forces politiques à une prorogation, des nuances sont à introduire. Certes, le CPL est hostile à une telle prorogation. Il l'était déjà au printemps 2013 quand, une première fois, la Chambre avait prorogé son mandat et que le Hezbollah, son allié, lui avait faussé compagnie. En sera-t-il de même cette fois ? Difficile à dire, estiment les observateurs, au regard des rapports actuels disons « distendus » entre les deux formations, avec notamment l'interruption des visites régulières que des délégations du Hezbollah effectuaient à Rabieh.
Par ailleurs, un facteur externe pourrait aussi fausser les prévisions. Il tient aux progrès qui marqueraient, éventuellement, le dossier du nucléaire iranien. On sait en effet que le 20 juillet a été fixé comme date butoir à des assurances que l'Iran doit donner à l'Occident, en ce qui concerne le caractère pacifique de son programme nucléaire. Or, le dossier de la présidentielle libanaise a été lié par Téhéran à ces négociations, de sorte qu'un point gagné par l'Iran sur le nucléaire pourrait se traduire par un assouplissement du Hezbollah sur la présidentielle, et l'acceptation d'un candidat de compromis et peut-être aussi d'une nouvelle loi électorale.
Cette échéance sera-t-elle respectée ? Les gardiens de la révolution permettront-ils au président Rohani d'accorder ces assurances à l'Occident ? Le président iranien demandera-t-il un surcroît de temps avant d'apporter ses assurances ? Là encore, une certaine incertitude règne, rendant aléatoires les prévisions politiques internes.
Enfin, la perspective d'une prorogation du mandat de la Chambre n'est-elle pas relativement aberrante, juge le 14 Mars, au regard de l'urgence de l'élection d'un nouveau chef de l'État ? Imagine-t-on un Parlement qui se réunit pour proroger son mandat et qui ne pourrait élire un président à une majorité simple de 65 voix sur 128 ? On estime donc, dans ces cercles, qu'une éventuelle prorogation pour des raisons de force majeure devrait être indissociable de l'élection d'un nouveau chef de l'État.

Pour des raisons liées à la situation régionale, et notamment aux sombres pronostics d'une dégradation supplémentaire de l'état de la sécurité sur le plan interne, avec le réveil possible de cellules terroristes dormantes, il pourrait se faire que le Parlement soit, pour des raisons de sécurité, dans l'obligation de proroger son mandat, estiment certaines sources parlementaires.Au nom de la continuité des institutions, estiment-elles, une seconde prorogation s'imposerait comme une nécessité en dépit de l'opposition parlementaire du Courant patriotique libre et du 14 Mars en général.On rappelle que c'est l'impossibilité de s'entendre sur une nouvelle loi électorale et le rejet pur et simple de la loi électorale de 1960 par le CPL qui ont conduit en mai dernier le Parlement à voter en faveur de la prorogation de son...
commentaires (5)

À QUAND LE BON DÉBARRAS DE LA CONFRERIE DES KIL MIN JEYBITOU ILOU OU JIYAB KIL IL LEBNÉNIYÉ KAMEN ??? IR7ALOU BAA...

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

17 h 26, le 11 juillet 2014

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Commentaires (5)

  • À QUAND LE BON DÉBARRAS DE LA CONFRERIE DES KIL MIN JEYBITOU ILOU OU JIYAB KIL IL LEBNÉNIYÉ KAMEN ??? IR7ALOU BAA...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    17 h 26, le 11 juillet 2014

  • Rien de surprenant avec sept chefs de tribus abrutis et de toutes les confessions confondues de voir le parlement proroger son mandat comme il le veut et quand il le veut surtout que le peuple ronfle .

    Sabbagha Antoine

    16 h 44, le 11 juillet 2014

  • Normalement, même pour voter sa prorogation le parlement n'a pas le droit de se réunir que pour l’élection d'un président de la république vu qu'il n'est plus qu'un corps électoral. Sur ce, s'il se permet de le faire ce sera anti-constitutionnel et illégal. Quand au CPL, il n'est pas contre puisque cela arrange son allié mais il prétend l’être pour, avec ce biais, essayer de renforcer son image de soi-disant parti légaliste après avoir foulé la constitution aux pieds moult fois sans sourciller. Les autres étant pour et sachant que la prorogation passera de toute manière, il se fait le chantre de l'opposition. Je parie que si le 14 Mars refuse brusquement a prorogation, il sera prit au dépourvu et chiera de peur sachant qu'il lui faudra se soumettre aux législatives et la il sait d'avance que seuls les voix Chiites lui donneront des votent. Il aura ainsi perdu sa soit disant légitimité Chrétienne et l'image que Aoun se donne de Président fort.

    Pierre Hadjigeorgiou

    11 h 13, le 11 juillet 2014

  • Pour prolonger indéfiniment leur mandat les 128 larrons ne sourcillent meme pas. Devinez pourquoi ? Mais pour élire un president de la république, on se targue de principes moraux, de préceptes démocratiques et on s'effarouche si accuses de népotisme et de filouterie A quand le grand coup de balai ?

    Tabet Karim

    09 h 33, le 11 juillet 2014

  • L'ABRUTISSEMENT AIDANT ... LAZARE RESSUSCITERA PLUS D'UNE FOIS !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    06 h 44, le 11 juillet 2014

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