Le système israélien de défense antiaérienne « Dôme de fer », à chaque fois qu'il a été activé, a détruit cette semaine environ 90 % des roquettes palestiniennes qu'il était chargé d'intercepter, soit 5 % de plus que lors des affrontements de 2012, ont déclaré hier des responsables israéliens et américains.
Sept batteries mobiles de ce système d'interception construit par la société publique Rafael Advanced Defense Systems et en partie financé par les États-Unis ont été déployées dans le pays pour faire face à la brusque augmentation des tirs en provenance de la bande de Gaza. « Dôme de fer » n'est activé que pour détruire les projectiles qui menacent des zones habitées. « Nous peaufinons constamment la programmation du système, même en phase de combat. Nos ingénieurs sont sur le terrain, avec les militaires, ils analysent chaque interception et procèdent aux ajustements nécessaires pour parvenir à de meilleurs résultats », déclare un porte-parole de Rafael.
De son côté, Uzi Rubin, un expert en missiles, souligne les acquis de l'expérience depuis l'entrée en service de « Dôme de fer » en 2011. « Le succès de Dôme de fer est le résultat d'une grande variété de facteurs, notamment de l'expérience pratique accumulée, et le taux de réussite pourrait être encore bien meilleur », explique-t-il. Il invite cependant les responsables israéliens à ne pas céder à l'autosatisfaction. « Même la voiture la mieux entretenue peut avoir un pneu à plat », explique-t-il.
À l'origine, « Dôme de fer » était destiné à protéger les zones urbaines d'Israël contre les roquettes de type Katioucha d'une portée de 5 à 70 km. Prenant la parole lundi à Tel-Aviv lors d'une conférence organisée par un magazine de défense, Avi Serfaty, directeur général adjoint d'Elta, filiale d'Israel Aerospace Industries qui fournit la composante radar du système d'interception, a assuré que le bouclier défensif était aujourd'hui efficace dans un rayon de 150 km. Pour rappel, depuis mardi, Hamas et d'autres groupes gazaouis ont tiré des roquettes jusqu'à 115 km de la frontière entre Gaza et Israël, menaçant Tel-Aviv, le port de Haïfa, Jérusalem et le réacteur nucléaire de Dimona, dans le sud du pays. Certaines de ces roquettes sont des M302 fournies par la Syrie et l'Iran, équipées de charges de 144 kg, selon les experts israéliens. D'autres sont des roquettes M-75 fabriquées localement et bien moins puissantes.
(Sources : agences)

