Une centaine de personnes ont été tuées, à la suite d'un conflit tribal, dans les combats qui opposent depuis ce week-end troupes ougandaises et hommes armés dans l'ouest de l'Ouganda, près de la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC).
« Depuis que l'opération a commencé, nous avons tué 75 assaillants », a déclaré hier le porte-parole régional de l'armée, Ninsiima Rwemijuma. Cinq soldats, cinq policiers et 11 civils ont aussi péri, portant à 96 le total des tués, a-t-il précisé. Les assaillants, au nombre de 300 environ, « se sont divisés en petits groupes », attaquant des casernes de l'armée, des postes de police, une banque et des maisons de représentants de l'État dans la zone, a détaillé M. Rwemijuma. Ils ont vu policiers et militaires comme « des ennemis » parce que le gouvernement « reconnaît les droits des tribus minoritaires et leur culture dans la région », a souligné le porte-parole de la police, précisant que les assaillants comptaient parmi eux d'ex-membres des forces de sécurité à la retraite.
Selon Kampala, les violences ne sont pas liées aux Forces démocratiques alliées (ADF), groupe rebelle islamiste ougandais actif dans la zone frontalière, mais ont été déclenchées par des raids lancés par une tribu majoritaire contre une minorité locale. Selon la police, il s'agit au départ de violences interethniques lancées par la communauté majoritaire, les Bakonzo, contre la minorité Basongora en raison de différends de longue date liés à « la culture » et à « la terre ».
(Source : AFP)
Moyen Orient et Monde - Ouganda
Des combats causés par un conflit tribal font près de 100 morts
OLJ / le 09 juillet 2014 à 00h00


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