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Liban - La Mémoire Des 90 Ans

« Il y a de l’espoir pour la démocratie libanaise »

Dans « L'Orient » du 8 juillet 1947

Sous ce titre, l'Economist de Londres, considéré comme l'un des organes ayant avec le Times l'autorité morale la plus considérable sur l'opinion britannique, aborde à son tour le problème posé par la crise libanaise issue du coup de force du 25 mai.
Il nous est (malheureusement) impossible de reproduire ici le texte intégral d'un réquisitoire d'une extrême sévérité où sont évoquées les responsabilités de personnages que l'usage sinon la Constitution interdit à la presse (démocratique) libanaise de mettre en cause (...)
« Le curieux boycottage du Parlement libanais par la presse de Beyrouth mérite d'être relevé. Les directeurs de tous les grands quotidiens ont adressé une lettre au président de la République dans laquelle, sans aucun ménagement, ils attribuent la victoire du gouvernement aux élections à la falsification et la fraude. »
Condamnant la nouvelle Assemblée comme non représentative, ils demandent sa dissolution au plus tôt. En attendant, ils ont l'intention de ne pas assister aux réunions du Parlement, refusant de donner des comptes rendus de ses débats et ignorant tous les actes qui en émaneront.
« Des élections avec manœuvres frauduleuses ne sont pas une nouveauté en Moyen-Orient. Même chez la communauté juive, relativement évoluée de Palestine, des voix s'élèvent régulièrement contre le déroulement des élections internes. Ce qui est nouveau, c'est que les directeurs de journaux de toutes tendances, musulmans et chrétiens, ont été capables de s'unir (...)
Depuis que le gouvernement est devenu indépendant, il y a de cela plus de deux ans, le peuple, ne pouvant plus blâmer les Français pour les maux chroniques de l'État, tels que le népotisme, la corruption, l'encombrement absurde des services publics, a critiqué de plus en plus amèrement son propre gouvernement...

Sous ce titre, l'Economist de Londres, considéré comme l'un des organes ayant avec le Times l'autorité morale la plus considérable sur l'opinion britannique, aborde à son tour le problème posé par la crise libanaise issue du coup de force du 25 mai.Il nous est (malheureusement) impossible de reproduire ici le texte intégral d'un réquisitoire d'une extrême sévérité où sont évoquées les responsabilités de personnages que l'usage sinon la Constitution interdit à la presse (démocratique) libanaise de mettre en cause (...)« Le curieux boycottage du Parlement libanais par la presse de Beyrouth mérite d'être relevé. Les directeurs de tous les grands quotidiens ont adressé une lettre au président de la République dans laquelle, sans aucun ménagement, ils attribuent la victoire du gouvernement aux élections à la...
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