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Liban

Geagea : Il suffit d’une seule personne pour tout bousculer...

M. Geagea s’exprimant samedi soir par écran interposé lors du dîner des FL – section Kesrouan. Photo Aldo Ayoub

Le président des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, a accusé implicitement samedi soir le chef du Courant patriotique libre, le général Michel Aoun, de torpiller l'élection présidentielle, estimant que « ceux qui paralysent la présidence de la République ne se sont pas arrêtés en si bon chemin, mais ont proposé un amendement de la Constitution pour duper les citoyens une fois de plus afin de fuir l'échéance présidentielle ».
M. Geagea s'exprimait par écran interposé au cours du dîner annuel de la section des FL au Kesrouan, en présence d'un grand nombre de personnalités politiques, dont les anciens ministres Ziyad Baroud, Youssef Salamé, Farid Haykal el-Khazen et l'ancien député Camille Ziadé.
Le leader FL a regretté de ne pas pouvoir assister en personne au dîner, « dans la mesure où les criminels ont encore la main longue ». « Nous devons être plus patients qu'eux et prendre toutes les mesures nécessaires pour qu'ils ne puissent pas nous atteindre. (...) La confrontation se poursuit, et la plupart des Libanais sont à nos côtés dans ce cadre afin de parvenir à l'édification d'un État réel et efficace, et à une République forte », a-t-il dit.
« Depuis neuf ans, nous n'avons rien laissé, nous avons tout fait pour parvenir à la République forte à laquelle nous aspirons. En ce qui concerne la présidentielle, nous nous sommes réunis et avons nommé un candidat. Nous avons pris l'aval du 14 Mars, avons proposé un programme électoral et participé à toutes les séances électorales. Malheureusement, nous n'avons pas réussi. Il suffit d'une seule personne pour bousculer un grand projet comme celui-là », a ajouté Samir Geagea.
« Il est fort malheureux et attristant qu'au bout d'un mois et demi, le palais présidentiel soit toujours vide, de même que la présidence. Si seulement il y avait des raisons valables à cette vacance. Mais tout ce qu'il y a, c'est qu'une personne considère que soit elle doit accéder elle-même à la présidence, soit qu'il n'y aura tout bonnement pas de présidence, d'État ni de République », a-t-il souligné.
« Mais l'opinion publique commence à voir clair. (...) Ceux qui proposent un amendement constitutionnel feignent d'oublier qu'il n'y a ni cabinet ou Parlement qui fonctionnent comme il faut ni président de la République. De plus, nous sommes en session extraordinaire. L'amendement constitutionnel nécessite une séance ordinaire et l'accord de tous les blocs parlementaires, c'est-à-dire les deux tiers de la Chambre. Une fois de plus, il y a une tentative de semer la confusion et de se défiler de l'échéance présidentielle. Mais nous continuerons à mettre la pression nécessaire jusqu'à ce que l'élection ait lieu », a conclu M. Geagea.

Le président des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, a accusé implicitement samedi soir le chef du Courant patriotique libre, le général Michel Aoun, de torpiller l'élection présidentielle, estimant que « ceux qui paralysent la présidence de la République ne se sont pas arrêtés en si bon chemin, mais ont proposé un amendement de la Constitution pour duper les citoyens une fois de plus afin de fuir l'échéance présidentielle ».M. Geagea s'exprimait par écran interposé au cours du dîner annuel de la section des FL au Kesrouan, en présence d'un grand nombre de personnalités politiques, dont les anciens ministres Ziyad Baroud, Youssef Salamé, Farid Haykal el-Khazen et l'ancien député Camille Ziadé.Le leader FL a regretté de ne pas pouvoir assister en personne au dîner, « dans la mesure où les criminels ont...
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