Le député Samy Gemayel avec les membres de la délégation des enseignants contractuels de l’UL. Photo Dalati et Nohra
« Même si les enseignants contractuels de l'Université libanaise sont titularisés, nous ne pouvons pas payer leurs salaires, car il n'y a pas de loi dans ce sens. » Ces propos ont été tenus hier par le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Élias Bou Saab, à l'issue d'une rencontre avec le président du Parlement, Nabih Berry. Il a souligné que le dossier des enseignants de l'UL est lié à celui de l'échelle des salaires des enseignants. « Ce dossier est également en suspens », a-t-il observé, précisant que « la correction des copies des examens officiels n'aura pas lieu ».
Le dossier de l'UL et plus particulièrement de la titularisation des enseignants contractuels était au cœur de la rencontre entre les deux personnalités politiques, qui s'est déroulée en présence du ministre des Finances, Ali Hassan Khalil. « J'ai demandé son aide au président de la Chambre afin de débloquer la situation avant le Conseil des ministres prévu jeudi prochain », a-t-il affirmé. Et d'assurer que M. Berry est conscient de la relation entre les deux dossiers. « M. Berry a proposé des solutions à ce dossier, ce qui prouve sa compréhension du dossier de la titularisation à l'UL », a-t-il indiqué, avant de saluer l'intérêt du président du Parlement pour « la seule université publique du pays ». « La semaine prochaine, nous nous mettrons en contact avec les autres parties, afin d'éviter les surprises, jeudi, en Conseil des ministres », a-t-il ajouté.
« Mais au cas où l'entente n'a pas lieu pour le transfert du dossier de l'UL au Parlement, nous irons de vide en vide », a mis en garde le ministre de l'Éducation. « Nous serons dans un sale pétrin et je me demande si la population libanaise le supportera », a-t-il conclu.
De son côté, le député Samy Gemayel a affirmé, hier, que le parti Kataëb ne s'opposait pas à la titularisation des enseignants de l'Université libanaise, « à condition que cela ne se fasse pas de façon arbitraire ».
Il a expliqué, lors de sa rencontre avec une délégation des contractuels de l'UL, que le parti avait opposé son veto à leur dossier parce que « les noms de 500 des 1 160 personnes qui y figurent n'ont pas été proposés par les conseils académiques de l'université ».
« Nous ne voterons pas la titularisation de 1 100 enseignants sans consulter les dossiers de chacun d'eux et sans nous assurer que leurs compétences leur permettent d'être titularisés », a-t-il conclu.

