À l'approche de la fin du mandat du mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, le 15 septembre 2014, la dispute entre le mufti et la caste politique sunnite n'a toujours pas été réglée. Dans un entretien accordé à l'agence al-Markaziya, le vice-président du Conseil supérieur chérié, l'ancien ministre Omar Meskaoui, a démenti les informations rapportées par certains médias, selon lesquels une délégation envoyée par l'institution al-Azhar proposerait une initiative pour empêcher l'élection de deux muftis de la République. M. Meskaoui a sur ce plan affirmé avoir contacté l'ambassade d'Égypte pour s'assurer de la véracité de l'information. Il a par ailleurs révélé que les anciens Premiers ministres se sont récemment réunis au Grand Sérail pour discuter de ce dossier épineux et qu'un plan a été élaboré afin d'assurer l'élection selon les lois. « Nous avons demandé à Tammam Salam de fixer une date pour l'élection », a-t-il a ajouté, estimant que la date du 31 août fixée par le président des waqfs islamiques, cheikh Hicham Khalifé, n'a aucune valeur, rappelant que l'appel à l'élection d'un mufti doit provenir du Premier ministre.
Liban
Le différend à Dar el-Fatwa aboutira-t-il à l’élection de deux muftis de la République ?
OLJ / le 30 juin 2014 à 00h00


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