L'ancien Premier ministre Rachid Anis el-Solh est décédé hier en soirée, à l'âge de 88 ans. Il avait été président du Conseil en 1974, avant de démissionner en 1975, peu après le déclenchement de la guerre civile. Il remplira cette fonction une nouvelle fois en 1992, après la démission du président Omar Karamé. Son gouvernement se chargera de superviser les premières législatives de l'après-guerre, boycottées par les principales factions chrétiennes, hostiles à la mainmise syrienne sur le pays. Il se retire de la vie politique en 1996, alors qu'il était député de Beyrouth.
Ont fait part de son décès la présidence de la Chambre, la présidence du Conseil, Dar el-Fatwa, le Conseil supérieur chiite, l'Association islamique caritative des Makassed de Beyrouth, le Conseil supérieur de la magistrature, l'ordre des avocats de Beyrouth, l'Association des diplômés des Makassed, la Fédération des familles beyrouthines, les instances et associations islamiques, les habitants de Beyrouth et la famille Solh. L'oraison funèbre aura lieu aujourd'hui dans l'après-midi à la mosquée al-Ouzaï. Les condoléances seront reçues, avant et après la cérémonie, au domicile du défunt à Aïn el-Tiné.
Dans un communiqué, le Premier ministre Tammam Salam a rendu hommage à Rachid el-Solh, « une personnalité patriotique, qui n'a jamais failli à son devoir de consolider l'unité, la souveraineté et l'arabité du Liban ». « C'est un homme d'État (...) soucieux de l'unité de l'entité libanaise » qui s'en va, a-t-il affirmé.
Liban
Décès de l’ancien Premier ministre Rachid el-Solh
OLJ / le 28 juin 2014 à 00h00

