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Moyen Orient et Monde - Ebola

L’OMS veut des « mesures drastiques » contre le virus

Dans une zone de quarantaine de l’hôpital Donka de Conakry, on soigne les patients infectés par le virus d’Ebola. Cellou Binani/AFP

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a tiré la sonnette d'alarme face à l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest. De3vant la hausse continue du nombre de décès et de cas de maladie à virus Ebola, l'OMS estime que des « mesures drastiques sont nécessaires » pour endiguer cette épidémie mortelle et hautement contagieuse, a indiqué l'agence de l'Onu dans un communiqué.
Le 23 juin, l'ONG Médecins sans frontières (MSF) avait déjà averti que l'épidémie était désormais « hors de contrôle » et menaçait de se propager à d'autres zones. Un constat alarmiste que l'OMS, qui a jusqu'à présent déployé 150 experts sur le terrain, partage désormais. D'après le bilan communiqué hier, la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone totalisent depuis le début de l'épidémie en mars 635 cas de fièvre hémorragique, dont 399 décès. La Guinée, d'où la flambée est partie, est le pays le plus affecté avec 396 cas de fièvre hémorragique (dont 280 mortels), selon l'OMS. Pour le docteur Alphadio de l'hôpital Donka à Conakry, les déclarations rassurantes des dirigeants guinéens ont joué un rôle dans la résurgence de l'épidémie. « Ils ont tellement menti que nos partenaires et même les populations ont à un certain moment baissé les bras. Voici le résultat, l'épidémie prospère partout dans le pays. »
Le Liberia, de son côté, a dénombré 63 cas de fièvre hémorragique dont 41 mortels. La Sierra Leone a comptabilisé pour sa part 176 cas. La Sierra Leone, qui, selon l'OMS, a décidé désormais de ne publier que le nombre de cas mortels strictement liés à Ebola, a enregistré 46 décès. Selon l'OMS, l'épidémie actuelle d'Ebola est par conséquent « la plus grave » en termes de nombre de cas et de décès notifiés et par sa répartition géographique.

Crise sous-régionale
Selon le spécialiste de la maladie à l'OMS, Pierre Formenty, la recrudescence du nombre de cas s'explique en partie par un « relâchement » de la mobilisation. « Il s'agit d'une crise sous-régionale qui requiert une action ferme des gouvernements et des partenaires », a souligné le Dr Sambo. « Il faut impérativement intensifier les efforts de riposte, promouvoir la collaboration transfrontalière et le partage d'informations sur les cas suspects et les contacts, (...) et mobiliser tous les secteurs de la communauté afin de garantir un accès sans entrave aux zones affectées », a-t-il ajouté.
Afin d'« interrompre dans les plus brefs délais la propagation de la maladie », l'OMS organise les 2 et 3 juillet 2014 à Accra une réunion d'urgence, à laquelle prendront part les ministres de la Santé de 11 pays et différents partenaires de l'organisation impliqués dans la riposte à la flambée d'Ebola, dont des représentants de l'industrie minière, de MSF, de l'Institut Pasteur et de l'Union européenne. Ils seront chargés d'élaborer un plan complet de riposte opérationnel interpays.
(Source : AFP)

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a tiré la sonnette d'alarme face à l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest. De3vant la hausse continue du nombre de décès et de cas de maladie à virus Ebola, l'OMS estime que des « mesures drastiques sont nécessaires » pour endiguer cette épidémie mortelle et hautement contagieuse, a indiqué l'agence de l'Onu dans un communiqué.Le 23 juin, l'ONG Médecins sans frontières (MSF) avait déjà averti que l'épidémie était désormais « hors de contrôle » et menaçait de se propager à d'autres zones. Un constat alarmiste que l'OMS, qui a jusqu'à présent déployé 150 experts sur le terrain, partage désormais. D'après le bilan communiqué hier, la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone totalisent depuis le début de l'épidémie en mars 635 cas de fièvre hémorragique,...
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