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Culture - Expos Express

À la poursuite de l’immortalité

Jusqu'au 15 juillet, l'exposition « Un musée de l'immortalité », développée par Anton Vidokle à Ashkal Alwane*. Né à Moscou, vivant à New York et Berlin, artiste et cofondateur d'e-flux, un réseau international qui comprend un site Internet dédié à la création contemporaine, un système d'annonces électroniques et de transmission de savoir sur l'art, une vidéothèque (e-flux video rental) et un lieu (Unitednationsplaza à Berlin), à la fois école et espace d'exposition collaboratif. Vidokle est également à l'origine du projet Martha Rosler Library.
Son travail artistique a été montré dans d'importantes expositions internationales, à la Biennale de Venise ou à la Tate Modern de Londres. À Home Workspace/Ashkal Alwane, il a réalisé cette œuvre sur un thème curatorial de Boris Groys. « Un musée de l'immortalité » comprend des œuvres de plus de 50 artistes, écrivains, curateurs, réalisateurs et architectes ayant participé au programme Home Workspace 2013-2014. Elles sont présentées dans un cadre architectonique (de grosses boîtes) signé Nikolaus Hirsch et Michel Müller. Le concept de l'exposition semble lui aussi similaire à un emboîtement de poupées russes. Ou plutôt d'idées de penseurs russes. Vidokle s'est inspiré de Groys qui, à son tour, a brodé autour des pensées de Nikolaï Fedorov. L'exposition est donc basée sur la théorie de l'œuvre commune de ce dernier. Il appelait les hommes à une « œuvre commune » où la religion, la science et la technique s'uniraient pour préparer la résurrection de tous les hommes ayant vécu sur terre. Collaborer à l'œuvre du salut, diriger le monde vers la vie éternelle, voilà la mission inouïe qu'il leur assignait. Boris Groys écrivait pour sa part à ce propos : « Dans la mesure où chaque être humain est aussi simplement une chose parmi d'autres, l'antitechnique du musée peut également être étendue à la conservation des êtres humains. Selon le projet de Fedorov, à la première étape de sa réalisation, le musée doit devenir le musée de tous les êtres humains sans exception : dans ce musée universel, chaque être humain doit se voir attribuer une chambre dans laquelle tout ce qui est lié à lui devrait être recueilli : la matière organique (urine, cheveux, etc.), effets personnels, les images de cette personne, et les souvenirs de ses parents et amis, etc. » Voilà un petit aperçu sur les idées porteuses de cette expo. Pour le reste, il faut voir et juger. Par soi-même.

*Ashkal Alwane, Jisr el-Wati, rue 90, immeuble 110, 1er étage. Tél. : 01/423879.
www.ashkalalwan.org

Jusqu'au 15 juillet, l'exposition « Un musée de l'immortalité », développée par Anton Vidokle à Ashkal Alwane*. Né à Moscou, vivant à New York et Berlin, artiste et cofondateur d'e-flux, un réseau international qui comprend un site Internet dédié à la création contemporaine, un système d'annonces électroniques et de transmission de savoir sur l'art, une vidéothèque (e-flux video rental) et un lieu (Unitednationsplaza à Berlin), à la fois école et espace d'exposition collaboratif. Vidokle est également à l'origine du projet Martha Rosler Library.Son travail artistique a été montré dans d'importantes expositions internationales, à la Biennale de Venise ou à la Tate Modern de Londres. À Home Workspace/Ashkal Alwane, il a réalisé cette œuvre sur un thème curatorial de Boris Groys. « Un musée de...
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