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Moyen Orient et Monde - Affaire Karachi

La Cour de justice de la République va enquêter sur Balladur

Edouard Balladur en 2009. Gérard Cerles/AFP

La Cour de justice de la République (CJR) va enquêter sur le rôle joué par l'ancien chef du gouvernement français Édouard Balladur et son ex-ministre de la Défense François Léotard, dans l'affaire dite Karachi.
L'enquête porte sur le financement de la campagne présidentielle d'Édouard Balladur en 1995, susceptible d'avoir été en partie financée par des rétrocommissions sur des contrats d'armement, mais aussi par d'éventuels détournements indus des fonds secrets des services du Premier ministre. François Léotard n'est concerné que par le premier volet. La CJR est seule habilitée à juger des ministres pour des faits commis dans l'exercice de leurs fonctions. Six personnes ont déjà été renvoyées en correctionnelle dans ce dossier.
Le dossier a aussi un volet terroriste : le juge Marc Trevidic étudie la thèse selon laquelle l'attentat de Karachi en mai 2002, qui avait coûté la vie à quinze personnes, dont onze Français, avait été commis en rétorsion à une décision de mettre un terme au versement des commissions prise par le président Jacques Chirac, adversaire politique d'Édouard Balladur.
La décision d'enquêter sur Édouard Balladur « démontre à l'évidence que nous sommes bien en présence d'une affaire d'État considérable, l'une des plus graves depuis le début de la Ve République, visant notamment l'ancien Premier ministre Édouard Balladur pour détournement de fonds publics », a commenté l'avocat de proches de victimes, Me Olivier Morice.
(Source : AFP)

La Cour de justice de la République (CJR) va enquêter sur le rôle joué par l'ancien chef du gouvernement français Édouard Balladur et son ex-ministre de la Défense François Léotard, dans l'affaire dite Karachi.L'enquête porte sur le financement de la campagne présidentielle d'Édouard Balladur en 1995, susceptible d'avoir été en partie financée par des rétrocommissions sur des contrats d'armement, mais aussi par d'éventuels détournements indus des fonds secrets des services du Premier ministre. François Léotard n'est concerné que par le premier volet. La CJR est seule habilitée à juger des ministres pour des faits commis dans l'exercice de leurs fonctions. Six personnes ont déjà été renvoyées en correctionnelle dans ce dossier.Le dossier a aussi un volet terroriste : le juge Marc Trevidic étudie la thèse...
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