La Lebanese German University (LGU), en collaboration avec l'Union des hôpitaux arabes, a organisé une conférence sur le thème : « Couverture médicale pour tous », au campus de l'Université, à Sahel Alma. Animée par le journaliste Walid Abboud, la conférence s'est déroulée en présence du ministre du Travail, Sejaan Azzi, du président de la commission parlementaire de la Santé, Atef Majdalani, du ministre de la Santé, Waël Abou Faour, représenté par son premier conseiller, Bahige Arbid, et du secrétaire général de l'Union des hôpitaux arabes, Toufic Khoja.
Un grand nombre de présidents et de représentants des associations professionnelles de santé et des secteurs paramédicaux et d'assurance, de médecins et de représentants d'hôpitaux ont assisté à la conférence.
Après un mot d'accueil prononcé par le président de la LGU, Faouzi Adaimi, M. Khoja a évoqué l'importance des soins médicaux de qualité pour « préserver la bonne santé physique et mentale de la population », estimant que « la couverture médicale serait ainsi un élément fondamental de toutes les politiques publiques visant le bien-être social ».
À son tour, M. Majdalani a souligné l'importance de mettre en place un système d'assurance médicale pour tous. Il a valorisé le projet de la carte médicale qui devrait réduire le fardeau financier et minimiser la disparité sociale (47 % des Libanais ne sont pas couverts par un système d'assurance médicale).
M. Arbid a, quant à lui, évoqué « le chaos » dans lequel se trouve, selon lui, le secteur de la santé au Liban « en raison du manque de coordination entre le gouvernement et les hôpitaux, d'une part, et la défaillance de contrôle sur les allocations publiques en matière de santé, d'autre part ». Il a également souscrit au projet de la carte médicale ainsi qu'à la création d'un réseau régional de soins médicaux et a jugé nécessaire d'améliorer les prestations des hôpitaux publics afin qu'ils puissent offrir des soins de qualité à tous les patients.
Le ministre Sejaan Azzi a exposé les problèmes auxquels la CNSS est confrontée, notamment au niveau du gaspillage, de la collecte des cotisations et autres, liés à la pratique d'embauche partisane, tout en soulignant la valeur professionnelle des employés de son département et de la CNSS.

