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Moyen Orient et Monde - Climat

Climat : Petit pas franchi à Bonn mais la route est longue jusqu’à Paris 2015

Un petit pas a été franchi à Bonn, où des pourparlers ont pris fin hier, dans les négociations climatiques en vue d'un accord global à Paris fin 2015 suffisamment ambitieux pour limiter le réchauffement de la planète. « Il y a un élan, l'ambiance a été constructive mais le processus est fragile, car il y a des pays qui craignent que leurs intérêts ne soient pas pris en compte », a confié un négociateur européen, malgré la méthode par consensus utilisée dans la diplomatie du climat.
À Bonn, pendant dix jours, des délégations de 195 pays membres de la Convention de l'ONU sur le climat ont débattu du contenu d'un futur accord qui doit être scellé à Paris fin 2015 pour une entrée en vigueur en 2020. L'objectif est de limiter à 2°C le réchauffement de la planète, ce qui suppose de diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050. Les émissions actuelles mettent la Terre sur une trajectoire de quatre à cinq degrés de plus à la fin du siècle par rapport à l'ère préindustrielle, ce qui aurait des conséquences dramatiques (multiplication des événements extrêmes, baisse des rendements agricoles, extinctions des espèces, hausse des océans, etc.). Le prochain rendez-vous pour avancer vers une action collective à la hauteur du défi sera le sommet des chefs d'État organisé à New York en septembre par le secrétaire général de l'ONU, spécialement sur le climat. Suivront une nouvelle session technique à Bonn (20-25 octobre), puis la conférence annuelle de l'ONU sur le climat, à Lima début décembre.

Désaccords persistants
Malgré des travaux studieux et l'absence de couacs, nombre de participants ont relevé la difficulté à entrer dans de réelles négociations sur des sujets-clés, à savoir les éléments du futur accord (limité aux émissions ou incluant des mécanismes de financement et de transfert de technologie), la forme des propositions de réductions d'émissions (baisse en valeur absolue par rapport à 1990, baisse par habitant, par unité de PIB, par secteur économique, etc.) que chaque pays doit présenter avant mars 2015 et leur processus d'évaluation. Selon Alden Meyer de l'Union of Concerned Scientists, observateur des pourparlers, « il y a des désaccords importants qui persistent sur le contenu et la portée de l'accord ». « Les pays en développement veulent que les financements en fassent partie », a confirmé Seyni Nafo, négociateur pour les pays africains.
Autres sujets d'inquiétude, les efforts de réduction des émissions par les gros pollueurs avant 2020 et le financement des actions de baisse des émissions et d'adaptation. « Nous sommes très déçus car les ambitions de réduction d'ici à 2020 n'ont pas été revues à la hausse, c'est une promesse non tenue », a fait valoir Meena Raman de Third World Network, basé en Malaisie.
Du côté des financements, les prochains mois seront un test, le Fonds vert, destiné à financer les réductions d'émissions et les adaptations au changement climatique, étant depuis peu opérationnel.
« La capitalisation du Fonds vert est une question cruciale pour Lima et Paris », prévient Seyni Nafo. « Un niveau ambitieux créerait un environnement propice à un accord et inversement », poursuit-il, en précisant que 15 milliards est la somme attendue par les pays en développement, dont « la moitié sur la table pour Lima ».
(Source : AFP)

Un petit pas a été franchi à Bonn, où des pourparlers ont pris fin hier, dans les négociations climatiques en vue d'un accord global à Paris fin 2015 suffisamment ambitieux pour limiter le réchauffement de la planète. « Il y a un élan, l'ambiance a été constructive mais le processus est fragile, car il y a des pays qui craignent que leurs intérêts ne soient pas pris en compte », a confié un négociateur européen, malgré la méthode par consensus utilisée dans la diplomatie du climat.À Bonn, pendant dix jours, des délégations de 195 pays membres de la Convention de l'ONU sur le climat ont débattu du contenu d'un futur accord qui doit être scellé à Paris fin 2015 pour une entrée en vigueur en 2020. L'objectif est de limiter à 2°C le réchauffement de la planète, ce qui suppose de diviser par deux les...
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