À l’ouverture des travaux du synode annuel de l’Église maronite. Photo Émile Eid
Le patriarche maronite, Béchara Raï, a répété, hier, que « la non-élection d'un président de la République constitue une violation inadmissible de la Constitution et du pacte national ».
« Nous prions avec le pape pour l'instauration d'une paix juste (...). Nous prions pour que les députés élisent un président », a-t-il affirmé en ouverture des travaux du synode annuel de l'Église maronite, au siège patriarcal de Bkerké.
Ce synode se tient en deux temps : un premier temps de prière, jusqu'à samedi, et un autre de travail proprement dit (16-19 juin). C'est le P. Makram Kozah qui prêchera la retraite.
Le patriarche a réaffirmé que « des initiatives courageuses sont requises de la part des forces du 8 et du 14 Mars, ainsi que des autres composantes du pays », et que « nul n'a le droit de paralyser les institutions ».
« Le salut des institutions publiques doit primer sur toutes les considérations individuelles et sectaires, ainsi que sur tout droit acquis », a-t-il conclu.
Par ailleurs, le patriarche a présidé hier, à l'Université de Kaslik, la cérémonie de présentation d'un nouvel ouvrage : Les familles maronites face à leur maronité, travail de recherche de Myrna Abboud Mouzawak, présidente de la section des sciences sociales à la faculté de philosophie et de sciences humaines de l'USEK. Dans son ouvrage, Mme Mouzawak constate en particulier que les réformes du synode patriarcal maronite de 2005-2008 n'ont pas encore été reçues ni appliquées.

