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Liban

Paoli : La France est avec la Constitution de Taëf

L'ambassadeur de France, hier, au palais Bustros, en compagnie du chef de la diplomatie.

À la suite des propos tenus vendredi dernier par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, attribuant à la France la paternité de la théorie des trois tiers (un tiers chrétien, un tiers sunnite et un tiers chiite), l'ambassadeur de France à Beyrouth, Patrice Paoli, a implicitement rejeté hier cette allégation, en réitérant le soutien permanent de son pays à la Constitution de Taëf.
« Je crois que tous les Libanais connaissent la position de la France à l'égard du Liban (...). Nous sommes les premiers à avoir soutenu la Constitution libanaise », a déclaré M. Paoli au terme d'un entretien avec le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil.
Prié par les journalistes de commenter les propos de Hassan Nasrallah, M. Paoli a renchéri : « Je ne répondrai pas, mais je dirai que notre position est connue depuis longtemps et que nous sommes depuis le début avec la Constitution libanaise, qui a repris tous les éléments convenus à Taëf. »
« Et nous attendons des Libanais qu'ils élisent un président de la République en vertu de cette Constitution », a-t-il ajouté.
À noter que le journal an-Nahar a rapporté dans son édition d'hier que l'ambassade de France aurait contacté le responsable des relations internationales du Hezbollah, Ammar Moussaoui, afin d'obtenir le texte officiel du discours prononcé vendredi par le secrétaire général.
De leur côté, les Kataëb ont exhorté hier la France, dans un communiqué, de « clarifier sa position au sujet de l'annonce faite par le secrétaire général du Hezbollah » et souligné dans le même temps « le droit exclusif du Liban à régler ses problèmes nationaux et politiques sans partenariat extérieur, sauf lorsque celui-ci se fonde sur le respect de l'entière souveraineté » du pays.
Des informations de presse avaient prêté aux responsables iraniens, à l'époque de la réunion interlibanaise de La Celle Saint-Cloud, en 2008, une proposition de mettre en œuvre au Liban la théorie des trois tiers en lieu et place de la parité islamo-chrétienne. Cette proposition iranienne avait été transmise à un émissaire français à Téhéran, Jean-Claude Cousseran. Dans son discours, Hassan Nasrallah a déformé ces faits, prétendant que c'est l'émissaire français qui a présenté aux Iraniens l'idée des trois tiers.

 

À la suite des propos tenus vendredi dernier par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, attribuant à la France la paternité de la théorie des trois tiers (un tiers chrétien, un tiers sunnite et un tiers chiite), l'ambassadeur de France à Beyrouth, Patrice Paoli, a implicitement rejeté hier cette allégation, en réitérant le soutien permanent de son pays à la Constitution de Taëf.« Je crois que tous les Libanais connaissent la position de la France à l'égard du Liban (...). Nous sommes les premiers à avoir soutenu la Constitution libanaise », a déclaré M. Paoli au terme d'un entretien avec le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil.Prié par les journalistes de commenter les propos de Hassan Nasrallah, M. Paoli a renchéri : « Je ne répondrai pas, mais je dirai que notre position est...
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