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Moyen Orient et Monde - Crise

En Ukraine, la paix dépend désormais du prix du gaz

Lavrov estime que « l'expansion de l'OTAN vers l'Est est contre-productive »

Un prorusse essaye d’enlever du portail d’une administration un symbole ukrainien. Shamil Zhumatov/Reuters

L'Ukraine était engagée hier dans des négociations tous azimuts avec la Russie pour tenter de mettre fin aux sanglants combats dans l'Est en proie à une rébellion séparatiste et éviter une coupure du gaz russe.
Concernant ce dernier point, Moscou a prévenu : si Kiev ne règle pas une dette gazière de plusieurs milliards de dollars et ses approvisionnements de juin avant ce soir, Gazprom coupera ses livraisons, ce qui perturberait l'approvisionnement de l'Europe. Les Ukrainiens rejettent de leur côté le prix fixé par la Russie. Les négociations qui ont eu lieu hier à Bruxelles devaient réunir le commissaire européen chargé de l'Énergie Günther Öttinger, les ministres russe et ukrainien de l'Énergie et les patrons des compagnies russe Gazprom et ukrainienne Naftogaz. « Il est hautement probable qu'il s'agisse de la rencontre finale », a indiqué une source russe au journal russe Vedomosti. Selon le quotidien, Naftogaz, qui a déjà réglé il y a une semaine 786 millions de dollars, pourrait verser un milliard de dollars et s'engager sur un calendrier de règlement du reste dans les jours à venir. Les analystes s'attendent à voir
Gazprom reculer sur le prix et accorder une remise à l'Ukraine.
Par ailleurs, trois jours après son bref entretien avec Vladimir Poutine en France qui a créé un espoir de désescalade et deux jours après son investiture, le nouveau président Petro Porochenko semble vouloir rapidement apaiser les relations avec Moscou et s'est donné une semaine pour obtenir un retour au calme dans l'Est. Les discussions à huis clos entre l'ambassadeur de Russie Mikhaïl Zourabov et l'ambassadeur d'Ukraine en Allemagne Pavlo Klimkine, en présence d'une représentante de l'OSCE, doivent se dérouler quotidiennement le temps qu'une solution soit trouvée. Trois premières séances ont débouché sur « une compréhension commune des étapes-clés » à franchir pour « une désescalade de la situation dans les régions de Donetsk et Lougansk », a indiqué hier soir le ministère ukrainien des Affaires étrangères.

Heurts entre armée et séparatistes
Sur le terrain, le temps presse : l'insurrection dans l'Est industriel et russophone gagne du terrain.
Les séparatistes ont pris le contrôle d'une partie de la frontière avec la Russie, un revers pour Kiev qui ne cesse de dénoncer l'afflux d'armes et de combattants en provenance du territoire russe. En outre, les gardes-frontières ont affirmé avoir repoussé dans la nuit de dimanche à lundi un nouvel assaut à l'arme lourde au poste d'Izvarino. Près de Slaviansk, bastion prorusse contre lequel l'armée a intensifié son offensive, une unité militaire à Artemivsk a été attaquée pendant la nuit par une cinquantaine d'insurgés équipés d'armes automatiques.
Enfin, sur un autre plan, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré que « la tentative artificielle de l'OTAN de poursuivre son expansion vers l'Est, tout comme de continuer à renforcer les infrastructures militaires près de la frontière, y compris celle de la Fédération russe, est contre-productive et contredit les engagements que les pays membres de l'OTAN ont pris ».
(Source : AFP)

L'Ukraine était engagée hier dans des négociations tous azimuts avec la Russie pour tenter de mettre fin aux sanglants combats dans l'Est en proie à une rébellion séparatiste et éviter une coupure du gaz russe.Concernant ce dernier point, Moscou a prévenu : si Kiev ne règle pas une dette gazière de plusieurs milliards de dollars et ses approvisionnements de juin avant ce soir, Gazprom coupera ses livraisons, ce qui perturberait l'approvisionnement de l'Europe. Les Ukrainiens rejettent de leur côté le prix fixé par la Russie. Les négociations qui ont eu lieu hier à Bruxelles devaient réunir le commissaire européen chargé de l'Énergie Günther Öttinger, les ministres russe et ukrainien de l'Énergie et les patrons des compagnies russe Gazprom et ukrainienne Naftogaz. « Il est hautement probable qu'il s'agisse de la...
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