Chapelet d’obus sur le camp de Miyeh Miyeh comme sur les autres positions palestiniennes et sur les localités libanaises.
L'élément surprise a quand même joué : en raison de leur rythme infernal et de leur violence, on avait pu croire que les raids aériens de vendredi et de samedi à Beyrouth et au Sud constituaient la « correction » que, depuis des mois, Israël menaçait d'infliger à l'OLP. Si bien que selon toutes les sources dignes de foi, notamment les observateurs de l'ONU, il n'a pas été difficile à l'armée israélienne de franchir les lignes symboliques de la Finul et pas davantage de bousculer les Palestiniens et de les pourchasser à travers leurs sanctuaires jalonnant la côte, le plateau central et les contreforts du mont Hermon à l'est. Cependant, tard en soirée hier, les principales positions palestino-progressistes n'étaient pas tombées : la citadelle d'Arnoun-Chqif (château de Beaufort) et Tyr, assiégées, résistaient toujours, et une colonne israélienne, après avoir contourné Tyr, se dirigeait vers les camps palestiniens situés plus à l'est.
Mais à l'heure de mettre sous presse, l'agence américaine United Press International indiquait tôt ce matin à 3h45 heure locale que les forces israéliennes ont réussi à pénétrer dans la ville de Nabatiyeh et que des combats de rue se déroulaient aux principales entrées de la ville (...)
Parallèlement, les correspondants de presse signalaient qu'une unité israélienne a débarqué à 23h30 au pont Awali, au nord de Saïda (...)

