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Moyen Orient et Monde - Chine

Les dirigeants tibétains relancent leur demande d’autonomie

Soutenu par le dalaï-lama, le gouvernement en exil dénonce la répression exercée par Pékin.

Le dalaï-lama et le Premier ministre tibétain en exil Lobsang Sangay hier à Dharamsala, où est basé le gouvernement tibétain en exil. Handout/AFP

Le Premier ministre tibétain en exil Lobsang Sangay a dénoncé hier la répression exercée par la Chine à l'encontre des Tibétains, lors du lancement dans le nord de l'Inde d'une nouvelle campagne pour l'autonomie de la région.
« Il y a une répression totale et une discrimination totale » qui s'exercent au Tibet, a affirmé Lobsang Sangay lors d'une conférence de presse au siège de son gouvernement dans le nord de l'Inde. « Toute cette répression renforce le ressentiment des Tibétains envers le gouvernement chinois et sa politique, et déclenche différentes formes de protestation », a-t-il ajouté. Le Premier ministre en exil, qui conduit la lutte politique tibétaine depuis 2011, a estimé qu'il était indispensable pour eux de répondre à « la campagne de désinformation » chinoise. « Avec cette campagne pour une "voie médiane", nous essayons de nous allier avec la communauté internationale – jeunesse, diplomates, médias, gens de tous horizons – pour riposter à la campagne de désinformation du gouvernement chinois envers notre politique », a expliqué Lobsang Sangay. Inquiet de la vague d'immolations de Tibétains désespérés protestant contre la domination chinoise, le gouvernement tibétain exprime son exaspération devant l'impasse politique. Selon le Premier ministre en exil, 112 des 130 Tibétains qui se sont immolés sont morts. « C'est la forme de contestation la plus radicale », a-t-il relevé. En outre, Sangay a dit vouloir obtenir un soutien accru de la part de l'Inde, qui héberge les dirigeants tibétains depuis 60 ans. Il a déclaré espérer que la Chine « tirerait la leçon » de la diversité ethnique indienne alors que le Premier ministre indien Narendra Modi doit rencontrer la semaine prochaine le ministre des Affaires étrangères chinois.
Le dalaï-lama, chef spirituel des Tibétains officiellement en retrait de l'action politique, a apporté son soutien à cette campagne qui sera, selon lui, une œuvre de longue haleine. « Cette campagne prendra du temps, a-t-il jugé, mais elle sera menée avec un engagement complet. » Neuf sessions de négociations se sont tenues entre Pékin et les émissaires du dalaï-lama entre 2002 et 2010 sans produire de résultat. Le chef spirituel tibétain insiste sur le fait qu'il ne demande qu'une plus grande autonomie pour le Tibet, envahi et annexé par la Chine au début des années 1950.
Le président américain Barack Obama et d'autres dirigeants occidentaux demandent à Pékin de reprendre les discussions avec les émissaires du dalaï-lama alors que les négociations ont été rompues en 2010. Mais Pékin se refuse à toute reprise des discussions avec les Tibétains. « Nous conseillons à ces personnes de renoncer à leurs tentatives de séparer le Tibet de la Chine », avait déjà réagi mercredi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hong Lei, lors d'un point presse. Et lorsque le dalaï-lama a appelé mercredi la Chine à adopter un système démocratique et dédié des prières aux manifestants morts dans la nuit du 4 juin 1989 à Pékin, à l'occasion de la commémoration de la répression du mouvement de contestation de la place Tiananmen, ces propos ont fortement irrité Pékin. « Cette déclaration n'est pas faite sans arrière-pensée », a réagi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
(Source : AFP)

 

Le Premier ministre tibétain en exil Lobsang Sangay a dénoncé hier la répression exercée par la Chine à l'encontre des Tibétains, lors du lancement dans le nord de l'Inde d'une nouvelle campagne pour l'autonomie de la région.« Il y a une répression totale et une discrimination totale » qui s'exercent au Tibet, a affirmé Lobsang Sangay lors d'une conférence de presse au siège de son gouvernement dans le nord de l'Inde. « Toute cette répression renforce le ressentiment des Tibétains envers le gouvernement chinois et sa politique, et déclenche différentes formes de protestation », a-t-il ajouté. Le Premier ministre en exil, qui conduit la lutte politique tibétaine depuis 2011, a estimé qu'il était indispensable pour eux de répondre à « la campagne de désinformation » chinoise. « Avec cette campagne pour...
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