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Sport - Tennis

Roger Federer quitte Roland-Garros avant l’heure

Roland-Garros a perdu hier l’une de ses grandes figures avec l’élimination dès les huitièmes de finale de Roger Federer, adoré du public français comme aucun autre joueur et qui jamais, depuis 2004, n’avait quitté aussi tôt le tournoi parisien. Roger Federer, tête de série n° 4, est tombé sur un grand Ernests Gulbis (n° 18), qui l’a emporté en cinq sets (6-7 (5/7), 7-6 (7/3), 6-2, 4-6, 6-3). Pascal Guyot / AFP

Roland-Garros a perdu hier l'une de ses grandes figures avec l'élimination dès les huitièmes de finale de Roger Federer, qui jamais depuis 2004 n'avait quitté aussi tôt le tournoi parisien.
Adoré du public français comme sans doute aucun autre joueur, le Suisse restait sur neuf qualifications consécutives pour les quarts de finale dans ce tournoi qu'il a remporté en 2009, et où il a été finaliste en 2006, 2007, 2008 et 2011.
Federer, tête de série n° 4, est tombé sur un grand Ernests Gulbis (n° 18), dont la puissance l'a beaucoup gêné. Le Letton de 25 ans, qui a longtemps égaré son talent par insouciance et dilettantisme, l'a emporté en cinq sets (6-7 (5/7), 7-6 (7/3), 6-2, 4-6, 6-3). Roland-Garros ne réussit pas cette année aux Suisses : après Stan Wawrinka, sorti au premier tour, Roger Federer a été éliminé dimanche par Ernests Gulbis dès les huitièmes de finale et n'ira pas en quarts pour la première fois depuis 2004. Des quatre premiers mondiaux et principaux favoris pour le titre, il ne reste donc plus que l'Espagnol Rafael Nadal (n° 1), huit fois vainqueur à Paris, et le Serbe Novak Djokovic (n° 2), qui a battu le Français Jo-Wilfried Tsonga.
Gulbis n'est que le troisième joueur à faire chuter l'ex-n° 1 mondial avant les quarts de finale sur ses 40 derniers tournois du grand chelem, après l'Ukrainien Sergiy Stakhovsky au deuxième tour à Wimbledon en 2013, et l'Espagnol Tommy Robredo en huitièmes à l'US Open en 2013.

 

Gulbis pas impressionné
Mais l'an passé, le Suisse avait connu une saison galère, marquée par des problèmes récurrents au dos. Il n'y a rien de cela pour expliquer cette défaite. Federer est redevenu lui-même en 2014. Mais Gulbis, qui atteint seulement pour la deuxième fois les quarts d'un tournoi du grand chelem – la première avait eu lieu déjà à Roland-Garros en 2008 –, est aussi l'un des hommes en forme du moment. Il a gagné son premier titre à Nice, la semaine précédant Roland-Garros. « C'est la plus grande victoire de ma carrière, a-t-il apprécié. J'ai très bien joué en France cette année. J'ai gagné à Marseille et Nice. J'espère que je gagnerai mon prochain tournoi ici. »
Comme il l'avait promis, l'ambitieux Letton ne s'est pas laissé impressionner par Federer. Très solide défensivement, il a aussi agressé le Suisse à la moindre occasion avec son coup droit à la longue préparation.
Le sort de ce match s'est peut-être décidé sur un point : un smash mal placé de Federer sur la première de ses deux balles de set à 5-3 pour lui dans la deuxième manche.
Gulbis en a été relancé. Même s'il a ensuite piétiné furieusement sa raquette après avoir gâché deux balles de break à 5-5, le Letton a été le maître du jeu dans le tie-break, puis dans le troisième set.

 

Murray sauve sa peau
Federer s'est repris dans le quatrième pour réussir un double break (5-2). Gulbis, se plaignant apparemment du bas du dos, a alors pris un temps mort médical. La coupure a été profitable au Letton, car il est passé à deux points de refaire son retard. Et c'est encore lui qui a attaqué le plus fort dans le cinquième en breakant le premier (2-0).
Pas trop affecté par le soutien inconditionnel accordé par le public à Federer, Gulbis a réussi à préserver cette avance, pour infliger au Suisse sa première défaite en cinq sets à Roland-Garros (6 victoires en 6 matches jusque-là).
Le Letton affrontera en quarts le Tchèque Tomas Berdych (n° 6), qui n'a laissé aucune chance (6-4, 6-4, 6-4) au grand serveur américain John Isner (n° 10). Après un match interrompu la veille par la nuit, le Britannique Andy Murray (n° 7) a sauvé de peu sa peau en s'imposant difficilement au troisième tour (3-6, 6-3, 6-3, 4-6, 12-10) face à l'Allemand Philipp Kohlschreiber (n° 28).

Roland-Garros a perdu hier l'une de ses grandes figures avec l'élimination dès les huitièmes de finale de Roger Federer, qui jamais depuis 2004 n'avait quitté aussi tôt le tournoi parisien.Adoré du public français comme sans doute aucun autre joueur, le Suisse restait sur neuf qualifications consécutives pour les quarts de finale dans ce tournoi qu'il a remporté en 2009, et où il a été finaliste en 2006, 2007, 2008 et 2011.Federer, tête de série n° 4, est tombé sur un grand Ernests Gulbis (n° 18), dont la puissance l'a beaucoup gêné. Le Letton de 25 ans, qui a longtemps égaré son talent par insouciance et dilettantisme, l'a emporté en cinq sets (6-7 (5/7), 7-6 (7/3), 6-2, 4-6, 6-3). Roland-Garros ne réussit pas cette année aux Suisses : après Stan Wawrinka, sorti au premier tour, Roger Federer a été éliminé...
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