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Moyen Orient et Monde - Transition

La crise s’accentue en Libye : deux gouvernements en place

Dans une nouvelle illustration des crises répétitives qui minent la transition depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi il y a trois ans, la Libye se retrouve avec deux gouvernements sur fond de lutte d'influence entre libéraux et islamistes.
Le cabinet libéral sortant de Abdallah al-Theni a affirmé hier soir dans un communiqué qu'il s'en remettait à la justice pour déterminer s'il devait céder le pouvoir au nouveau gouvernement d'Ahmad Miitig, appuyé par les islamistes et dont l'élection est contestée.
« Partant de sa responsabilité historique, le gouvernement par intérim s'engage au respect total de toutes les décisions de la justice », selon le communiqué, évoquant les recours déposés par des députés contre l'élection de M. Miitig au Parlement.
La controverse remonte à début mai lorsque M. Miitig a été élu lors d'un vote chaotique au Congrès général national (CGN-Parlement). Plusieurs députés libéraux ont en effet accusé les blocs islamistes d'avoir laissé le vote ouvert pour des retardataires après l'annonce du résultat afin d'atteindre les 121 voix requises, alors que M. Miitig n'avait recueilli initialement que 113 votes. Plusieurs politiciens et groupes armés avaient déjà prévenu qu'ils ne cautionneraient pas un gouvernement formé par M. Miitig, qui a reçu malgré tout dimanche l'investiture du Parlement.
À Benghazi (Est), les forces du général dissident Khalifa Haftar, qui dit combattre le « terrorisme » en Libye et a reçu l'appui d'unités de l'armée, ont lancé des raids aériens contre la puissante brigade du « 17 Février », formée par des ex-rebelles islamistes et soupçonnée d'entretenir des liens étroits avec le groupe jihadiste d'Ansar ach-charia, classé organisation « terroriste » par les États-Unis.
Dans ce contexte chaotique, plusieurs pays ont multiplié les appels de vigilance à leurs ressortissants en Libye, alors que les États-Unis ont recommandé à tous leurs ressortissants de quitter « immédiatement » le pays. Les États-Unis ont décidé de déployer à proximité des côtes libyennes un navire d'assaut amphibie avec un millier de soldats du corps des marines à bord, afin de pouvoir mener une éventuelle évacuation de son ambassade à Tripoli.
L'absence d'autorité incontestée dans ce pays où les milices rivales et dominées par les islamistes font la loi depuis la chute de Kadhafi fait désormais redouter une plongée dans la guerre civile.

(Source : AFP)

Dans une nouvelle illustration des crises répétitives qui minent la transition depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi il y a trois ans, la Libye se retrouve avec deux gouvernements sur fond de lutte d'influence entre libéraux et islamistes.Le cabinet libéral sortant de Abdallah al-Theni a affirmé hier soir dans un communiqué qu'il s'en remettait à la justice pour déterminer s'il devait céder le pouvoir au nouveau gouvernement d'Ahmad Miitig, appuyé par les islamistes et dont l'élection est contestée.« Partant de sa responsabilité historique, le gouvernement par intérim s'engage au respect total de toutes les décisions de la justice », selon le communiqué, évoquant les recours déposés par des députés contre l'élection de M. Miitig au Parlement.La controverse remonte à début mai lorsque M. Miitig a été...
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