Alors que le gouvernement affirme savoir où se trouvent les 223 adolescentes kidnappées il y a quelques semaines, des habitants de Chibok, tous vêtus de rouge, priaient pour leur libération. Akintunde Akinleye/Reuters
L'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, qui reste une figure politique influente, a tenté une médiation avec des intermédiaires de Boko Haram dans sa ferme de l'État d'Ogun pour libérer les 200 lycéennes kidnappées par le groupe islamiste armé mi-avril. La veille, le chef de l'état-major des forces armées nigérianes, le maréchal Alex Badeh, a affirmé savoir où se trouvent les 223 adolescentes, sans donner d'autre précision. Pour autant, une opération militaire, risquée pour la vie des prisonnières, ne semblait pas l'option privilégiée par le pouvoir.
Un avocat, Mustapha Zanna, proche de la famille de l'ancien chef de Boko Haram, Mohammad Yusuf, a confirmé la tenue de la rencontre, sans toutefois préciser le contenu des discussions. Le gouvernement n'avait pas indiqué hier après-midi s'il était au courant de l'initiative de M. Obasanjo.
Sur le terrain, les attaques attribuées à Boko Haram se sont poursuivies ces dernières semaines. Lundi soir, les forces de l'ordre, des bâtiments gouvernementaux et une école ont été la cible de ces islamistes dans la ville de Buni Yadi, dans le nord-est du Nigeria, ont indiqué des témoins, sans préciser le nombre de victimes.
Parallèlement, l'armée camerounaise a commencé hier à déployer d'importants renforts dans la région de l'extrême Nord, frontalière du Nigeria, pour faire face à la menace des islamistes nigérians, a indiqué une source policière camerounaise, faisant état de « 3 000 hommes » envoyés en renfort.
(Source : AFP)


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