Le Conseil de sécurité de l'ONU a placé hier le groupe islamiste armé Boko Haram sur la liste noire des organisations terroristes soumises à des sanctions en raison de leurs liens avec el-Qaëda.
Le Nigeria avait demandé cette mesure au Comité des sanctions contre el-Qaëda, qui dépend du Conseil, et aucun pays membre du comité ne s'y est opposé, ont indiqué des diplomates. Les sanctions consistent en des gels d'avoirs, un embargo sur les armes et des interdictions de voyager. L'ambassadrice américaine à l'ONU Samantha Power s'est immédiatement félicité dans un communiqué de cette « mesure importante » qui va selon elle « aider à fermer à Boko Haram des sources importantes de financement et d'armement ainsi que des possibilités de déplacement, et montrer l'unité de la communauté internationale » dans la lutte contre ce groupe. Selon l'ambassadrice nigériane à l'ONU Joy Ogwu, « c'est une mesure importante, il s'agit d'un crime transnational qu'il faut traiter de manière transnationale ». « L'essentiel est de s'attaquer au problème, c'est-à-dire au terrorisme », a-t-elle ajouté.
Cette mesure a surtout une portée politique, souligne un autre diplomate : « C'est un signal fort qui montre que Boko Haram n'a aucun soutien dans la communauté internationale. » Concrètement, explique-t-il, les sanctions permettront de restreindre l'approvisionnement du groupe, créé il y a dix ans, mais ses membres, basés dans le nord du Nigeria, voyagent peu.
(Source : AFP)
Moyen Orient et Monde - Nigeria
L’ONU sanctionne Boko Haram
OLJ / le 23 mai 2014 à 00h00


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