Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Tensions

La Libye divisée entre pro et anti-Haftar

Le gouvernement demande aux milices de quitter Tripoli.

Le général Khalifa Haftar durant sa conférence à al Aybar. Esam Omran al-Fetori/Reuters

Le gouvernement libyen a demandé hier à toutes les milices de quitter Tripoli en réaction à un appel à l'aide du Parlement lancé à d'ex-rebelles pour contrer le général Haftar, un dissident qui rallie de plus en plus de soutiens.
Alors que plusieurs milices de Misrata sont entrées dans la banlieue sud de Tripoli hier, le cabinet du Premier ministre sortant Abdallah al-Theni a appelé « tous les chefs de brigades armées dans le grand Tripoli à rester loin de la scène politique pour ne pas mettre en danger la ville et ses habitants », selon un communiqué lu par le ministre de la Culture, Habib Lamine.
Au milieu de cette confusion totale, le général dissident Khalifa Haftar a accentué la pression sur les autorités en exigeant la mise en place d'un « Conseil présidentiel » pour mener une période de transition dans un pays devenu selon lui un « repaire pour les terroristes ». Sa feuille de route prévoit la suspension du Congrès général national (CGN). Le Conseil présidentiel remettra ensuite le pouvoir au Parlement élu, a-t-il ajouté depuis la ville d'al-Abyar. Selon lui, « l'armée » a pris ces décisions après le refus du CGN de suspendre ses travaux « comme le réclame la population ».
Pour tenter de calmer la situation, la Commission électorale a fixé au 25 juin la date de l'élection d'un nouveau Parlement pour remplacer le CGN, mais on ignore dans quelle mesure ce scrutin pourra se tenir. En attendant, Khalifa Haftar engrange les soutiens. Le dernier en date n'est autre que le ministre de la Culture, Habib Lamine.

Divisions autour du Congrès
Sur le terrain cependant, l'ambiance était au calme hier à Tripoli, malgré la tension palpable entre opposants et partisans à l'opération de M. Haftar, baptisée « Dignité ». D'une part, l'opération est accueillie avec beaucoup de méfiance y compris parmi les anti-islamistes, qui doutent de ses motivations réelles. « Oui nous appuyons cette opération. Mais leurs initiateurs doivent nous donner un objectif bien déterminé. La lutte contre le terrorisme ne doit pas être un moyen pour se débarrasser de ses rivaux politiques », a ainsi estimé Fawzi Abdelali, ambassadeur et ancien ministre de l'Intérieur.
D'autre part, l'Union mondiale des ulémas musulmans présidée par le prédicateur qatari Youssef al-Qaradaoui a exhorté hier les Libyens à s'opposer « avec fermeté » à « celui qui veut renverser la légitimité et use à tort des expressions pompeuses comme "la guerre contre le terrorisme", pour prendre le pouvoir par la force des armes ».

(Source : AFP)

Le gouvernement libyen a demandé hier à toutes les milices de quitter Tripoli en réaction à un appel à l'aide du Parlement lancé à d'ex-rebelles pour contrer le général Haftar, un dissident qui rallie de plus en plus de soutiens.Alors que plusieurs milices de Misrata sont entrées dans la banlieue sud de Tripoli hier, le cabinet du Premier ministre sortant Abdallah al-Theni a appelé « tous les chefs de brigades armées dans le grand Tripoli à rester loin de la scène politique pour ne pas mettre en danger la ville et ses habitants », selon un communiqué lu par le ministre de la Culture, Habib Lamine.Au milieu de cette confusion totale, le général dissident Khalifa Haftar a accentué la pression sur les autorités en exigeant la mise en place d'un « Conseil présidentiel » pour mener une période de transition dans...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut