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Moyen Orient et Monde - Libye

À Benghazi, des hommes armés attaquent le Parlement

  Khalifa Haftar continue sa croisade contre les islamistes.

L’ex-général libyen, Khalifa Haftar, a martelé que son objectif n’était pas de prendre le pouvoir, affirmant avoir « répondu à l’appel du peuple » pour le défendre contre les terroristes. Photo STR/AFP

Le Parlement a été attaqué par des hommes armés et les députés évacués hier en Libye, où Khalifa Haftar, le chef d'une force paramilitaire, mène depuis plusieurs jours une offensive contre les groupes islamistes à Benghazi.
Une colonne de fumée s'élevait au dessus du Congrès, après que les assaillants eurent mis le feu à un bâtiment annexe, et plusieurs voitures ont été endommagées. Les assaillants se sont retirés des lieux peu de temps après l'attaque, et des affrontements ont été ensuite entendus sur la route de l'aéroport. Le président du Congrès général national (CGN, Parlement), Nouri Abou Sahmein, n'a pas écarté que l'attaque contre le Parlement ait été commandée par l'ancien général Haftar, mais il était impossible de vérifier ces affirmations de source indépendante en début de soirée. Selon certains témoins, les assaillants faisaient partie des puissantes brigades de Zenten, connues pour leur opposition aux islamistes.
Et à l'heure de mettre sous presse, un colonel, disant parler au nom de l'armée, a annoncé à la télévision la « suspension » du Parlement.


Khalifa Haftar, un général à la retraite ayant pris part à la révolte contre le régime de Mouammar Kadhafi en 2011, a lancé vendredi matin une opération contre des groupes islamistes de Benghazi, fief de nombreuses milices islamistes lourdement armées. Ces affrontements ont fait au moins 79 morts et 141 blessés, selon le ministère de la Santé. Plusieurs officiers et militaires de la région orientale, y compris de l'armée de l'air, ont rejoint la force de Haftar qui s'autodéclare « Armée nationale libyenne ». Si M. Haftar a retiré ses troupes de Benghazi vendredi, il affirme qu' « il ne s'agit pas d'un abandon. Chaque bataille est suivie d'une réorganisation de nos unités. Et nous allons revenir avec force », a-t-il déclaré samedi depuis la ville d'al-Abyar, à 70 km au sud-ouest de Bengahzi. « Nous n'abandonnerons pas jusqu'à l'atteinte de nos objectifs », a-t-il répété.

 

Putschiste ou héros antiterroriste ?
Le général Khalifa Haftar serait-il un putschiste ou un héros antiterroriste ? Tripoli considère cette offensive comme « un agissement en dehors de la légitimité de l'État et un coup d'État », selon un communiqué lu samedi par le président du CGN. « Tous ceux qui ont participé à cette tentative de coup d'État vont être poursuivis par la justice », a averti Nouri Abou Sahmein.


M. Haftar a rejeté en bloc ces accusations et martelé que son objectif n'était pas de prendre le pouvoir, affirmant avoir « répondu à l'appel du peuple » pour le défendre contre les terroristes. Il a en outre répété qu'il ne reconnaissait pas les autorités de transition, dont le « mandat a déjà expiré et qui sont rejetées par le peuple ». Élu en juillet 2012 pour 18 mois, le CGN a provoqué la colère d'une grande partie de la population en décidant de prolonger son mandat jusqu'à décembre 2014. Sous la pression de la rue, il a cependant annoncé qu'il allait céder la place à un nouveau Parlement, dont la date d'élection n'a pas encore été fixée. La Libye est en proie à l'anarchie depuis la chute de Mouammar Kadhafi en octobre 2011, les autorités de transition ne parvenant pas à contrôler les innombrables milices armées qui font la loi dans le pays. Réunissant d'anciens rebelles et dominées par les islamistes, elles comblent le vide en matière de sécurité laissé par un État qui peine à construire ses institutions.


Par ailleurs, à Benghazi, dans la nuit de samedi à dimanche, une bombe a provoqué des dégâts matériels dans les locaux d'une radio religieuse appartenant au groupe jihadiste d'Ansar ach-charia, classé « terroriste » par Washington et pointé du doigt dans les dizaines d'attaques qui visent régulièrement les forces de sécurité libyennes et les intérêts occidentaux dans l'Est libyen. L'attaque, qui n'a pas été revendiquée, n'a pas fait de victime, selon des témoins.

 

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commentaires (3)

UN AUTRE EXEMPLE DE LA L'ABRUTODÉMOCRATIE SEMÉE PAR SES CHAMPIONS DANS LES PAYS DU MONDE !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

09 h 59, le 20 mai 2014

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Commentaires (3)

  • UN AUTRE EXEMPLE DE LA L'ABRUTODÉMOCRATIE SEMÉE PAR SES CHAMPIONS DANS LES PAYS DU MONDE !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 59, le 20 mai 2014

  • Oui, mais en toute démocratie! hein!? Ben, c'est bh levy qui le dit voyons.. un vrai philisophe de chez vrai. mais.. qu'est-ce ça a avoir avec un philosophe en Lybie?

    Ali Farhat

    00 h 33, le 20 mai 2014

  • On dira aussi que le hezb resistant a servi d'aimant aux salafowahabites binsaouds en Lybie . Pauvres cervelles endommagees ..

    FRIK-A-FRAK

    11 h 09, le 19 mai 2014

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