Le patriarche Raï recevant l’ancien ministre Wi’am Wahhab. Photo Émile Eid
Toutes les rencontres du patriarche maronite Béchara Raï semblent centrées sur l'élection présidentielle, dont la vacance est tenue par le chef de l'Église maronite pour « impensable ».
Le patriarche a notamment reçu hier l'ancien ministre Wi'am Wahhab, avec lequel il s'est penché sur les derniers développements dans le pays, notamment sur le dossier de la présidentielle. S'exprimant à l'issue de la rencontre, M. Wahhab a fait remarquer que le prélat maronite refusait le vide à la présidence et que le seul candidat « légitime » susceptible de « sauver la République » était le général Michel Aoun, chef du bloc parlementaire du Changement et de la Réforme. Il a alors souhaité que le courant du Futur rejoigne le 8 Mars à mi-chemin pour l'élection d'un président. À l'issue d'une visite à Rabieh, M. Wahhab avait déclaré récemment qu'il n'y aura pas d'élection présidentielle dans les délais constitutionnels, « sauf miracle ».
Par ailleurs, le patriarche a passé en revue les derniers développements sur les scènes locale et régionale avec l'ambassadrice de l'Union européenne, Angelina Eichhorst. Il a également effectué, avec l'ambassadeur de Russie Alexander Zasypkin, un tour d'horizon de la conjoncture actuelle et des relations bilatérales.
Parmi les visiteurs de Bkerké, l'ancien ministre Élias Murr, président de la Fondation d'Interpol pour un monde plus sûr, qui lui a remis la médaille de la police internationale et avec lequel il a discuté de la coordination entre les services de sécurité du monde entier. M. Murr a affirmé avoir également abordé avec le patriarche la question de l'échéance présidentielle, soulignant que l'absence d'un chef de l'État chrétien provoquera « un déséquilibre » au niveau de l'exercice du pouvoir exécutif. Et d'appeler les communautés politiques libanaise, régionale et internationale à déployer tous leurs efforts pour que le vide soit évité.
Enfin, le chef de l'Église maronite a reçu Nazem el-Khoury, ancien ministre de l'Environnement et proche conseiller du chef de l'État, qui a tenu à rappeler, à sa sortie, que le Liban est entré hier (15 mai) dans le délai constitutionnel de dix jours prévu par la Constitution au cours duquel la Chambre peut se réunir d'office pour élire un président.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Woû choû hélôh, ufffft, avec sa new coupe !
14 h 25, le 16 mai 2014