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Liban

L’extradition de Dell’Utri tranchée en Conseil des ministres vendredi prochain

La demande d'extradition de Marcelle Dell'Utri, ancien sénateur et député européen, devra être tranchée vendredi prochain en Conseil des ministres, affirme une source informée à L'Orient-Le Jour.
Arrêté il y près de trois semaines au Liban où il serait venu se réfugier pour fuir les poursuites et condamnations prononcées contre lui dans son pays, cet homme d'affaires italien, très lié à l'ancien Premier ministre Silvio Berlusconi, est accusé par la justice italienne de « concours extérieur » avec la mafia italienne. On lui impute notamment d'avoir apporté son concours aux investissements de la mafia sicilienne Cosa Nostra depuis la fin des années 1970 dans la Fininvest, la holding de Silvio Berlusconi.
L'information sur son extradition prochaine a été confirmée hier dans la presse italienne qui a évoqué « des préparatifs accélérés » pour rapatrier l'ancien sénateur.
Son avocat, Akram Azouri, qui conteste la légalité de l'extradition, alléguant notamment une « violation du traité d'extradition signé entre le Liban et l'Italie en 1972, a indiqué à L'Orient-Le Jour avoir déjà préparé un recours devant le Conseil d'État libanais et un autre devant la Cour européenne des droits de l'homme.
Dell'Utri – qui se trouve toujours en détention sous haute surveillance à l'hôpital al-Hayat à Chiyah, dans une aile qui fait office de prison – avait affirmé qu' « il n'avait pas l'intention de fuir les autorités en quittant son pays, mais que son voyage à l'étranger était motivé par des raisons médicales ».
Il a été arrêté le 12 avril dernier à l'hôtel Phoenicia dans le cadre d'une opération conjointe entre les services de renseignements libanais et la direction des enquêtes antimafia, suite à un mandat d'arrêt européen et une notice rouge internationale diffusée par l'Interpol. L'ancien sénateur avait sur lui 50 kg de bagage et 30 000 euros en cash.

La demande d'extradition de Marcelle Dell'Utri, ancien sénateur et député européen, devra être tranchée vendredi prochain en Conseil des ministres, affirme une source informée à L'Orient-Le Jour.Arrêté il y près de trois semaines au Liban où il serait venu se réfugier pour fuir les poursuites et condamnations prononcées contre lui dans son pays, cet homme d'affaires italien, très lié à l'ancien Premier ministre Silvio Berlusconi, est accusé par la justice italienne de « concours extérieur » avec la mafia italienne. On lui impute notamment d'avoir apporté son concours aux investissements de la mafia sicilienne Cosa Nostra depuis la fin des années 1970 dans la Fininvest, la holding de Silvio Berlusconi.L'information sur son extradition prochaine a été confirmée hier dans la presse italienne qui a évoqué...
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