Le député Marwan Hamadé a estimé hier que le projet des forces de 8 Mars est de créer un vide institutionnel. « Ce vide (au niveau de la présidence) affaiblirait le gouvernement et aboutirait à sa disparition durant la période transitoire », souligne-t-il dans une déclaration au quotidien koweïtien al-Siyassa.
M. Hamadé a souligné que « sans président, sans gouvernement et un Parlement dont le mandat a été autoprorogé, la seule présidence légale serait entre les mains de la communauté chiite ».
Le député a également fait état des dangers et des répercussions du vide présidentiel sur le Liban, sur les deux plans politique et sécuritaire. En vue d'y faire face, il a appelé toutes les forces locales, régionales et internationales à s'unir pour protéger le gouvernement d'une telle crise. Il a d'autre part précisé que « l'action arabe et régionale vise uniquement à inciter les députés au respect de l'échéance présidentielle ».
M. Hamadé a signalé en outre que les candidats potentiels du 14 Mars ont toute la liberté de s'entretenir avec les autres pôles dans l'espoir d'effectuer une percée parlementaire et d'assurer le nombre de voix requis. « Cette liberté est à la base de l'action de l'ancien président de la République, Amine Gemayel », a-t-il fait valoir.
Concernant les contacts entre Saad Hariri et Michel Aoun, le député a signalé qu'ils sont fructueux au niveau gouvernemental et administratif mais n'ont pas abouti à une solution sur la question de l'élection présidentielle.

