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Moyen Orient et Monde - Soudan Du Sud

On attend toujours le face-à-face Kiir-Machar à Addis-Abeba

« Le gouvernement ne croit pas à une solution politique, il croit à l’option militaire », a abondé le porte-parole militaire de la rébellion, Lul Ruai Koang, fustigeant la « propagande belliqueuse » de Juba. AFP Photo/Zacharias Abubeker

Le président sud-soudanais Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar se trouvaient hier à Addis-Abeba en vue d'une première rencontre directe depuis qu'a éclaté mi-décembre le sanglant conflit qui les oppose au Soudan du Sud. On attend toujours ce face-à-face.
M. Kiir est arrivé à la mi-journée dans la capitale éthiopienne, où se trouvait M. Machar depuis jeudi soir, mais les deux dirigeants ne s'étaient toujours pas rencontrés hier en fin d'après-midi. Ils se sont tous deux entretenus séparément avec le Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, président en exercice de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), l'organisation sous-régionale est-africaine qui assure la médiation dans ce conflit. Un projet de document est en discussion, selon des sources au sein des deux délégations mais aucun détail n'était disponible sur son contenu ou sur une éventuelle entrevue, initialement prévue hier.

« Signes de génocide »
M. Machar, limogé en juillet 2013 par Salva Kiir sur fond de rivalité croissante entre eux à la tête du parti au pouvoir, a pris le maquis après avoir été accusé mi-décembre de tentative de coup d'État par le chef de l'État, lorsque des combats ont éclaté au sein de l'armée sud-soudanaise entre troupes loyales à chacun des deux dirigeants. Ce nouveau conflit au Soudan du Sud a fait depuis décembre des milliers, voire des dizaines de milliers de morts, et chassé de chez eux plus de 1,2 million de Sud-Soudanais. À la rivalité politique entre MM. Kiir et Machar se greffent de vieilles rancunes entre peuples dinka et nuer, dont ils sont respectivement issus et les combats s'accompagnent de massacres sur des bases ethniques contre les civils, des atrocités dans lesquelles la haut-commissaire aux Droits de l'homme de l'ONU Navi Pillay a vu hier de « nombreux signes précurseurs de génocide ».
Les observateurs doutent de la sincérité des deux camps, qui s'accusent mutuellement de bloquer les discussions. « Le gouvernement ne prend pas au sérieux le processus de paix », a répété hier matin James Gadet Dak, affirmant que l'armée sud-soudanaise avait lancé une série d'attaques le jour même. « Le gouvernement ne croit pas à une solution politique, il croit à l'option militaire », a abondé le porte-parole militaire de la rébellion, Lul Ruai Koang, fustigeant la « propagande belliqueuse » de Juba qui « met les gens dans un état d'esprit guerrier, pas dans un état d'esprit pacifique ».
À Juba, le porte-parole de l'armée sud-soudanaise, Philip Aguer, a indiqué hier ne pas avoir connaissance de combats en cours.

(Source : AFP)

Le président sud-soudanais Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar se trouvaient hier à Addis-Abeba en vue d'une première rencontre directe depuis qu'a éclaté mi-décembre le sanglant conflit qui les oppose au Soudan du Sud. On attend toujours ce face-à-face.M. Kiir est arrivé à la mi-journée dans la capitale éthiopienne, où se trouvait M. Machar depuis jeudi soir, mais les deux dirigeants ne s'étaient toujours pas rencontrés hier en fin d'après-midi. Ils se sont tous deux entretenus séparément avec le Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, président en exercice de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), l'organisation sous-régionale est-africaine qui assure la médiation dans ce conflit. Un projet de document est en discussion, selon des sources au sein des deux...
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