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Liban - La Mémoire Des 90 Ans

La consigne du Nahj : faire échec à tout candidat de compromis

Dans « Le Jour » du 8 mai 1970

À trois mois de l'élection présidentielle, les fausses manœuvres et les initiatives improvisées deviennent impensables, du moins au niveau des groupes politiques et des candidats en puissance. L'art de la guerre consistant souvent à ne pas mésestimer l'adversaire, antiloyalistes et nahjistes du deuxième rang (les mal informés) ont trouvé l'explication à la candidature anticipée du président Chéhab.
Selon ces milieux, si le général a accepté de transiger sur ses principes et de faire une entorse à la consigne du silence dont il aime s'entourer, c'est qu'il y avait le feu dans l'arche chéhabiste et qu'il fallait à tout prix circonscrire le sinistre. Pour cela, un seul moyen : faire échec au candidat de compromis.
Au départ, l'étincelle aurait été donnée par Baabda. Bien que le président Hélou se défende énergiquement de toute immixtion (...) il a laissé transparaître clairement que ses sympathies allaient à un présidentiable de compromis qui serait en quelque sorte une réédition de lui-même (...). Il semble qu'il n'ait pas fallu davantage pour qu'une demi-douzaine de nahjistes peu fanatiques se rangent à l'idée du chef de l'État.
Cette défection imposait une réaction énergique pour la double raison suivante :
- prévenir la débandade en avançant le nom de celui qui reste le ciment du Nahj après en avoir été le promoteur (...) ;
- réduire les chances de succès de l'aile antiloyaliste.
Les stratèges chéhabistes sont, en effet, convaincus qu'une candidature de compromis, du type préconisé par le président Hélou, serait vouée à l'échec (...)

À trois mois de l'élection présidentielle, les fausses manœuvres et les initiatives improvisées deviennent impensables, du moins au niveau des groupes politiques et des candidats en puissance. L'art de la guerre consistant souvent à ne pas mésestimer l'adversaire, antiloyalistes et nahjistes du deuxième rang (les mal informés) ont trouvé l'explication à la candidature anticipée du président Chéhab.Selon ces milieux, si le général a accepté de transiger sur ses principes et de faire une entorse à la consigne du silence dont il aime s'entourer, c'est qu'il y avait le feu dans l'arche chéhabiste et qu'il fallait à tout prix circonscrire le sinistre. Pour cela, un seul moyen : faire échec au candidat de compromis.Au départ, l'étincelle aurait été donnée par Baabda. Bien que le président Hélou se défende...
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Prémonitoire !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

08 h 10, le 08 mai 2014

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Commentaires (1)

  • Prémonitoire !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    08 h 10, le 08 mai 2014

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