Le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a entamé une visite officielle à Berlin. Il est accompagné dans sa tournée par le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Élias Bou Saab. M. Bassil a été accueilli par l'ambassadeur du Liban en Allemagne, Moustapha Adib, des membres de la diaspora libanaise ainsi que des religieux chrétiens et musulmans.
M. Bassil s'est entretenu avec plusieurs officiels allemands, notamment le conseiller politique et diplomatique de la chancelière Angela Merkel. Le ministre des AE a discuté avec les responsables allemands de la crise des réfugiés syriens au Liban ainsi que d'un éventuel soutien du gouvernement allemand à l'armée libanaise.
Lors d'une rencontre avec les membres de la diaspora établis dans la capitale allemande, il a souhaité que « l'échéance présidentielle soit respectée et cela pour préserver l'unité du Liban ». « Beaucoup, a-t-il estimé, pensent encore à la partition et ont des plans tout prêts. »
Il a souligné l'importance du Liban « pays convivial ». « Quand on ne respecte pas la volonté des chrétiens dans une échéance qui les concerne en premier lieu, la présidence de la République devient dénuée de tout sens », a-t-il affirmé. « Les autres communautés doivent respecter la volonté des chrétiens lors d'une échéance qui les concerne en premier. Il faut toujours se rappeler qu'au Liban la force d'une communauté n'a jamais duré éternellement. À travers l'histoire, nous avons vu qu'une communauté s'affaiblit alors qu'une autre devient plus forte. À chacun son tour », a-t-il martelé.
M. Bassil s'est également penché sur « l'importance du rôle joué par le Hezbollah au Liban ». « Quand la résistance œuvre pour libérer la patrie, elle devient un symbole de la souveraineté et de l'indépendance. Il relève de notre devoir de la protéger », a-t-il poursuivi.
Le ministre des Affaires étrangères a en outre mis en garde contre « le terrorisme qui ne peut être vaincu que par l'unité nationale ».
De son côté, l'ambassadeur du Liban à Berlin a souligné que « les émigrés libanais souhaitent que leur gouvernement les traite comme des citoyens à part entière ». « Il est temps, a-t-il dit, de donner la nationalité libanaise aux émigrés qui l'ont perdue. Il est temps aussi que ces émigrés soient représentés au Parlement. »
Liban
Bassil s’entretient à Berlin avec le conseiller de Merkel
OLJ / le 06 mai 2014 à 00h00

