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Moyen Orient et Monde - Soudan Du Sud

Les combats se poursuivent, Kerry menace à nouveau

Le secrétaire d’État américain John Kerry a de nouveau menacé le président Kiir et son opposant M. Machar de sanctions et autres conséquences si les combats ne cessent pas. Saul Loeb / AFP

Les belligérants du conflit au Soudan du Sud continuaient de s'affronter hier pour le contrôle de Bentiu, capitale de l'État pétrolifère d'Unité, selon le colonel Philip Aguer, porte-parole de l'armée sud-soudanaise.
Les rebelles « résistent mais nous avons le dessus ». L'armée sud-soudanaise a lancé samedi une offensive et est entrée dimanche dans Bentiu, dont s'étaient emparée mi-avril les troupes rebelles menées par l'ancien vice-président Riek Machar, limogé en juillet 2013 par le président Salva Kiir.
Cette offensive a été lancée au lendemain de la visite du secrétaire d'État américain John Kerry à Juba, où il avait menacé MM. Kiir et Machar de sanctions ciblées – interdiction de visa et gels d'actifs – les enjoignant à enfin respecter le cessez-le feu signé le 23 janvier et qu'aucun des deux camps n'a jamais appliqué. M. Kerry avait aussi obtenu des deux dirigeants un accord de principe pour des discussions directes entre eux. « Je le dis clairement : si l'une ou l'autre des parties refuse de tenir la moindre de ses promesses, (...) il n'y aura peut-être pas seulement des sanctions, mais également de graves conséquences », a lancé hier le diplomate américain avant de quitter l'Angola, dernière étape de sa tournée africaine. Interrogé sur lesdites « conséquences », M. Kerry est resté vague : « La communauté internationale demande des comptes pour les atrocités, il y a des sanctions, il y a (...) les troupes de maintien de la paix, il y a plusieurs possibilités. »
Bentiu a changé plusieurs fois de main depuis le début du conflit, déclenché mi-décembre entre troupes fidèles au président Kiir et celles loyales à M. Machar, en raison de rivalités entre les deux hommes au sommet du régime sud-soudanais. Cette rivalité politique exacerbe de vieux antagonismes entre peuples Dinka et Nuer dont sont respectivement issus MM. Kiir et Machar, et les combats s'accompagnent de massacres de civils sur des critères ethniques, imputables aux deux camps. Les rebelles ont d'ailleurs été accusés d'avoir massacré des centaines de civils sur des bases ethniques lorsqu'ils ont pris Bentiu.
C'est dans ce contexte que la police soudanaise a fait usage de gaz lacrymogènes hier pour faire cesser des heurts entre étudiants qui ont débordé hors du campus de l'université de Khartoum, selon des témoins. Les étudiants des deux camps se sont battus sur le campus avec « des barres en métal et des chaînes et se sont lancé des pierres », a précisé un étudiant à l'université de Khartoum sous le couvert de l'anonymat. Les heurts ont ensuite dégénéré et gagné les rues avoisinantes poussant la police à intervenir en tirant des gaz lacrymogènes. Après les accrochages, les rues étaient jonchées de pierres et les forces antiémeutes étaient encore présentes, selon un correspondant de l'AFP sur place. Les heurts ont éclaté entre des étudiants favorables au Parti du congrès national du président Omar el-Béchir et des « étudiants d'opposition », dont beaucoup étaient originaires du Darfour, selon l'étudiant.
(Source : AFP)

Les belligérants du conflit au Soudan du Sud continuaient de s'affronter hier pour le contrôle de Bentiu, capitale de l'État pétrolifère d'Unité, selon le colonel Philip Aguer, porte-parole de l'armée sud-soudanaise.Les rebelles « résistent mais nous avons le dessus ». L'armée sud-soudanaise a lancé samedi une offensive et est entrée dimanche dans Bentiu, dont s'étaient emparée mi-avril les troupes rebelles menées par l'ancien vice-président Riek Machar, limogé en juillet 2013 par le président Salva Kiir.Cette offensive a été lancée au lendemain de la visite du secrétaire d'État américain John Kerry à Juba, où il avait menacé MM. Kiir et Machar de sanctions ciblées – interdiction de visa et gels d'actifs – les enjoignant à enfin respecter le cessez-le feu signé le 23 janvier et qu'aucun des deux camps...
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