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Moyen Orient et Monde - Turquie

La justice referme l’un des dossiers de corruption touchant le régime

La justice turque a classé sans suite une des trois enquêtes de corruption ouvertes en décembre contre des proches du régime islamo-conservateur turc et prononcé un non-lieu pour 60 suspects, a rapporté hier la presse.
Le procureur d'Istanbul en charge du dossier a considéré qu'il n'y avait pas de charges suffisantes pour poursuivre ces personnalités, accusées de malversations dans le cadre de marchés immobiliers gérés par la puissante agence publique du logement (Toki), a précisé l'agence de presse Dogan. Parmi les suspects figuraient un magnat de l'immobilier, Ali Agaoglu, et le fils de l'ancien ministre de l'Environnement, Oguz Bayraktar. Ces personnes avaient été interpellées mi-décembre, dans le cadre d'un vaste coup de filet anticorruption qui a provoqué la démission de trois ministres et éclaboussé l'ensemble du gouvernement, y compris le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.
Deux autres enquêtes sont toujours en cours, l'une sur un trafic illicite d'or vers l'Iran opéré par l'homme d'affaires irano-azerbaïdjanais de nationalité turque Reza Zarrab, l'autre sur des malversations dans des marchés publics dans le district stambouliote de Fatih, un fief du parti au pouvoir. Une trentaine de personnes sont soupçonnées dans ces deux affaires, dont les fils de deux autres anciens ministres.
Le Haut Conseil des juges et procureurs (HSKY) a par ailleurs ordonné une enquête administrative concernant trois procureurs et un juge qui avaient initié les enquêtes avant d'en être mis à l'écart, ont également rapporté hier les médias turcs. Parmi ces magistrats figure Zekeriya Öz, un ancien procureur de haut rang à Istanbul qui avait ordonné le placement en garde à vue de plusieurs personnalités proches du régime, avant d'être lui aussi muté, selon l'agence Dogan. L'opposition parlementaire a dénoncé cette vague sans précédent de sanctions comme une volonté d'étouffer les enquêtes.

Mise en garde
Parallèlement, deux militaires turcs, enlevés il y a cinq jours par des séparatistes kurdes dans le sud-est de la Turquie, ont été libérés tard jeudi, a-t-on indiqué de source de sécurité locale. Les deux militaires, qui étaient en bonne santé, ont été remis à des représentants d'un parti politique kurde légal de Lice, la ville aux abords de laquelle ils avaient été kidnappés le 26 avril, a-t-on précisé de même source. Le rapt des soldats visait, selon les ravisseurs, à dénoncer la construction dans cette zone d'un poste militaire turc. L'enlèvement survient après la mise en garde lancée par le fondateur du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, illégal), Abdullah Öcalan, qui purge une peine de prison à vie, via un communiqué confié à son avocat, sur la possibilité d'un retour à la violence.
En outre, une puissante bombe a explosé jeudi au passage d'un convoi militaire sans faire de victime, ont rapporté les médias. L'incident s'est produit à Tunceli, et le PKK est blâmé par les autorités locales.
(Source : AFP)

La justice turque a classé sans suite une des trois enquêtes de corruption ouvertes en décembre contre des proches du régime islamo-conservateur turc et prononcé un non-lieu pour 60 suspects, a rapporté hier la presse.Le procureur d'Istanbul en charge du dossier a considéré qu'il n'y avait pas de charges suffisantes pour poursuivre ces personnalités, accusées de malversations dans le cadre de marchés immobiliers gérés par la puissante agence publique du logement (Toki), a précisé l'agence de presse Dogan. Parmi les suspects figuraient un magnat de l'immobilier, Ali Agaoglu, et le fils de l'ancien ministre de l'Environnement, Oguz Bayraktar. Ces personnes avaient été interpellées mi-décembre, dans le cadre d'un vaste coup de filet anticorruption qui a provoqué la démission de trois ministres et éclaboussé l'ensemble...
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