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Moyen Orient et Monde - Scrutin

Le vote des forces de sécurité irakiennes endeuillé par la violence

À la veille des élections législatives, des attentats ont fait au moins 57 morts.

Un membre des forces de sécurité irakiennes vote dans un contexte tendu de violences. Thaier al-Sudani/Reuters

Le vote des forces de sécurité irakiennes, qui se rendent aux urnes deux jours plus tôt pour pouvoir surveiller le déroulement du premier scrutin national depuis le départ des troupes américaines fin 2011, a été endeuillé hier par une série d'attentats, laissant présager le pire pour les élections législatives de demain.
Craignant une escalade à l'approche du vote, les autorités ont décrété 5 jours fériés – de dimanche à jeudi – pour tenter de sécuriser le scrutin, auquel un peu plus de 20 millions d'électeurs sont inscrits. Mais malgré cela, hier, au moins 27 membres des forces de sécurité ont péri dans 11 attaques ayant également fait des dizaines de blessés. La majorité des attentats a visé des bureaux de vote, mais des convois de l'armée ont également été pris pour cibles, selon des sources policières et médicales. L'attaque la plus meurtrière, un attentat-suicide contre un bureau de vote à Kirkouk, a tué au moins 8 policiers et fait 9 blessés. Dans la capitale, un kamikaze a fait détoner sa charge dans un bureau de vote, tuant sept policiers et faisant 15 blessés, selon des responsables de sécurité. La ville de Mossoul a, elle, été frappée par plusieurs attaques, dont deux attentats-suicide qui ont fait 8 blessés. En outre, au moins six journalistes irakiens ont été blessés dans l'attaque du bus qui les transportait vers un bureau de vote de la ville. Par ailleurs, au moins 20 personnes ont été tuées dans un attentat-suicide dans le nord-est de l'Irak, a indiqué un colonel de police, portant à 47 le nombre de morts à travers le pays hier.

 


En plus des quelque 800 000 membres des forces de sécurité, les malades hospitalisés, le personnel médical, les prisonniers et leurs gardiens ont également voté hier. Les Irakiens de l'étranger, qui ont commencé à voter dimanche dans 19 pays, avaient, eux, jusqu'à hier soir pour se rendre aux urnes.
Pour ces élections, plus de 9 000 candidats sont en lice pour 328 sièges de députés. Le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki, candidat à un troisième mandat, est donné favori en l'absence d'un véritable adversaire et face à une opposition divisée. La spirale de violences a placé la situation sécuritaire au cœur des débats, alors que certaines zones, tombées aux mains d'insurgés dont des jihadistes, ne pourront probablement pas voter. M. Maliki et son parti, l'Alliance pour l'État de droit, ont fait campagne sur la nécessité de s'unir derrière le gouvernement pour mettre fin au bain de sang.

Le vote des forces de sécurité irakiennes, qui se rendent aux urnes deux jours plus tôt pour pouvoir surveiller le déroulement du premier scrutin national depuis le départ des troupes américaines fin 2011, a été endeuillé hier par une série d'attentats, laissant présager le pire pour les élections législatives de demain.Craignant une escalade à l'approche du vote, les autorités ont décrété 5 jours fériés – de dimanche à jeudi – pour tenter de sécuriser le scrutin, auquel un peu plus de 20 millions d'électeurs sont inscrits. Mais malgré cela, hier, au moins 27 membres des forces de sécurité ont péri dans 11 attaques ayant également fait des dizaines de blessés. La majorité des attentats a visé des bureaux de vote, mais des convois de l'armée ont également été pris pour cibles, selon des sources...
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