Un an après avoir échoué de peu face à Miami en finale des play-offs de la NBA, nul doute que l’ancien militaire Gregg Popovich échangerait tous ses records personnels contre un cinquième titre de champion (après 1999, 2003, 2005 et 2007) en juin prochain.
La distribution des récompenses se poursuit en NBA. Au lendemain de l'annonce du titre de meilleur défenseur de l'année, attribué au Français Joakim Noah (Chicago), la Ligue professionnelle nord-américaine a décerné celui de meilleur entraîneur. Sans grande surprise, celui-ci revient à Gregg Popovich.
Le technicien d'origine serbo-croate (380 points, 59 fois cité en tête), qui a mené San Antonio à la première place de la saison régulière avec un bilan historique de 62 victoires (dont 30 à l'extérieur) pour seulement 20 défaites, a devancé Jeff Hornacek (339 points, dont 37 premières places), qui, pour sa première expérience en tant que coach principal, a failli qualifier Phoenix pour les play-offs et Tom Thibodeau (159 points), qui a maintenu Chicago à un haut niveau (4e à la conférence Est) malgré l'absence prolongée de son joueur majeur, Derrick Rose.
Record de longévité
Après 2002-2003 et 2011-2012, c'est la troisième fois que l'exigeant « Pop », qui a plusieurs fois fait pleurer Tony Parker à ses débuts à San Antonio, remporte le prestigieux Red Auerbach Trophy.
À 65 ans, il rejoint les recordmen en la matière, Don Nelson (1983, 1985, 1992) et Pat Riley (1990, 1993, 1997). Pour sa 18e saison sur le banc des Spurs, Popovich, qui détient le record de longévité parmi les coaches en activité dans les sports US (NBA, NFL, MLB, NHL), a repoussé encore plus loin les limites de la franchise du Texas.
Outre le record de victoires déjà évoqué, cet adepte du turnover est aussi devenu le premier dans l'histoire de la Ligue à terminer une saison régulière sans qu'aucun de ses joueurs ne dépasse les 30 minutes de temps de jeu par match (29,4 min/match pour Tony Parker, le joueur le plus utilisé).

