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Moyen Orient et Monde - Turquie

Nouvelle gifle de la Cour constitutionnelle à Erdogan

La plus haute instance du pays a annulé hier la réforme judiciaire du PM destinée à renforcer son contrôle sur les magistrats.

La Cour constitutionnelle turque a une nouvelle fois défié le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan en annulant hier une partie de sa réforme judiciaire destinée à renforcer son contrôle sur les magistrats, en plein scandale de corruption.
Une semaine après avoir ordonné la fin du blocage de Twitter, la plus haute instance judiciaire du pays a récidivé en déclarant contraires à la Constitution les nouveaux pouvoirs octroyés au ministre de la Justice sur le Haut Conseil des juges et procureurs (HSYK), en charge notamment des nominations de juges. La Cour constitutionnelle avait été saisie par un député du principal parti d'opposition, qui s'était vivement opposé à cette réforme qui, à ses yeux, violait le principe de la séparation des pouvoirs.
« Cette loi comporte tant d'éléments inconstitutionnels qu'il aurait été étonnant que la Cour rende une autre décision », s'est félicité un vice-président du Parti républicain du peuple (CHP), Sezgin Tanrikulu. « La Cour constitutionnelle s'affiche désormais en contre-pouvoir du régime », s'est réjoui le député.
Le ministre de la Justice Bekir Bozdag a, lui, regretté l'annulation d'une partie du texte. « La législation était conforme à la Constitution, a-t-il répété devant la presse, mais nous nous conformerons bien sûr à ce jugement. »
Ce bras de fer entre la plus haute instance judiciaire turque et l'homme fort du pays devrait se poursuivre, puisque la Cour devrait très bientôt se prononcer sur une autre interdiction récemment mise en place par le gouvernement, celle qui concerne la plateforme d'échange de vidéos YouTube.
Dernière « audace » de la Cour, elle a ouvert hier un compte Twitter au nom de la « la liberté d'expression » et recueilli 25 000 adhérents en l'espace de quelques heures.
(Source : AFP)

La Cour constitutionnelle turque a une nouvelle fois défié le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan en annulant hier une partie de sa réforme judiciaire destinée à renforcer son contrôle sur les magistrats, en plein scandale de corruption.Une semaine après avoir ordonné la fin du blocage de Twitter, la plus haute instance judiciaire du pays a récidivé en déclarant contraires à la Constitution les nouveaux pouvoirs octroyés au ministre de la Justice sur le Haut Conseil des juges et procureurs (HSYK), en charge notamment des nominations de juges. La Cour constitutionnelle avait été saisie par un député du principal parti d'opposition, qui s'était vivement opposé à cette réforme qui, à ses yeux, violait le principe de la séparation des pouvoirs.« Cette loi comporte tant d'éléments inconstitutionnels qu'il aurait...
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