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Sport - Tennis - Masters 1000 De Miami

Novak Djokovic, « le boss » de la tournée américaine

Quelques semaines après avoir remporté le tournoi d'Indian Wells, Djokovic a parachevé de la plus belle des manières son périple américain en s'imposant au tournoi ATP de Miami.

Djokovic n’a pas caché sa joie de remporter ce prestigieux tournoi lors de la conférence de presse qui a suivi la finale, sans oublier de rendre hommage à son adversaire : « J’ai beaucoup aimé jouer cette finale, je me suis senti bien pendant tout le match. Contre Nadal, je sais toujours à quoi m’attendre, on n’a plus aucun secret l’un pour l’autre. Il faut être au sommet de sa forme et ne pas lui laisser de répit. Je me suis très bien préparé pour cette finale. Le tournoi s’est déroulé pour moi parfaitement du début à la fin, j’ai réussi à élever mon niveau de jeu au fur et à mesure que j’avançais. J’ai fait mon meilleur match le jour le plus important contre le meilleur adversaire. »

Le « boss » de la tournée américaine, c'est lui : à 26 ans, « Djoko » a réussi pour la deuxième fois de sa carrière le doublé Indian Wells/Miami (2011, 2014). Seul Roger Federer, éliminé cette année en quart de finale, avait réussi cet exploit en 2005 et 2006.
Le Serbe, impressionnant de puissance et de maîtrise, a remporté en 1 heure 24 minutes de jeu le 43e titre de sa carrière, en asphyxiant le n°1 mondial Rafael Nadal 6-3, 6-3.
De son côté, ce dernier a échoué pour la quatrième fois en finale à Miami après 2005, 2008 et 2011, dans l'un des trois Masters 1000 qu'il n'a jamais remportés avec Paris-Bercy et Shanghai.
Mais plus que les statistiques (4e succès à Miami, 43e titre ATP, 18e Masters 1000), c'est la manière dont « Djoko » a dominé « Rafa » qui impressionne et qui rappelle 2011 où le Serbe était devenu la bête noire du Majorquin avec une série de sept victoires consécutives en finales dont Wimbledon et l'US Open.
L'Espagnol n'a jamais pu s'exprimer dans une finale à sens unique, sur une surface où Djokovic est redoutable de précision et de puissance.
La finale avait pourtant bien commencé pour « Rafa » qui s'était offert dès le premier jeu une balle de break à la grande joie d'un Stadium tout acquis sa cause.
Mais Djokovic a remporté son jeu et a fait le break décisif à 3-2 avec des retours longs qui ont gêné Nadal.
L'Espagnol, saisi à la gorge par les prises de risques et les angles improbables de Djokovic, n'a pas réussi à
trouver de solution.
Même scénario dans le second set où le n° 2 mondial a pris d'entrée le service de son adversaire pour mener 1-0, puis 3-1.

Nadal touché au moral
Alors que Nadal bataillait pour gagner ses mises en jeu, son adversaire a dominé son sujet et remporté son jeu de service pour mener 5-3 sans concéder le moindre point.
Touché au moral, Nadal s'est retrouvé en difficulté une nouvelle fois sur son service et a capitulé dès la première balle de mach, offrant à Dojokovic son 18e titre en Masters 1000. Le Serbe dépasse ainsi l'Américain Andre Agassi à la troisième place du classement historique dominé par Nadal (26).
L'Espagnol conserve sa place de n° 1 mondial et son avantage au bilan de leurs confrontations avec 22 victoires pour 18 à Djokovic.
Mais « Djoko » a remporté leurs trois derniers duels, à chaque fois en deux sets secs, en finales de Shanghaï, du Masters 2013 et de Miami.
« J'ai fait un très bon match du début à la fin, c'est toujours difficile de gagner contre "Rafa", je suis très satisfait de mes quatre semaines aux États-Unis », a reconnu Djokovic qui avait abordé la tournée US sans avoir remporté l'Open d'Australie, à la différence des trois années précédentes.
« C'est ma surface préférée, j'ai de grands souvenirs à Miami, c'est là que j'ai remporté en 2007 mon premier grand titre », a avancé « Djoko » pour expliquer son triomphe.

(Source : AFP)

Comment Djokovic a asphyxié Nadal

Si une statistique est à retenir dans la finale 2014 de Miami entre Djokovic et Nadal, c'est le pourcentage de points remportés derrière le premier service. En mode rouleau compresseur, Djokovic a beaucoup mieux négocié son deuxième coup de raquette, phase de jeu essentielle dans le tennis de haut niveau.
Malgré un pourcentage de premières balles pratiquement identique (73 % Djokovic, 71 % Nadal), le Serbe a été beaucoup plus tranchant derrière, avec 83 % de points gagnés, contre 59 % pour Nadal. Un ratio quasi identique en deuxième balle (Djokovic 62 %, Nadal 47 %). Le Majorquin s'est procuré sa seule balle de break de la rencontre lors du premier jeu, sauvée par Djokovic. Puis plus rien. L'Espagnol n'a plus existé en retour, ne trouvant jamais sa distance pour relancer.
L'actuel numéro un mondial a également commis un nombre de fautes directes inhabituel chez lui (20 pour 15 coups gagnants). La raison ? Djokovic évidemment, qui l'a constamment mis sous pression en le privant de temps pour répliquer, notamment dès le retour de service, son point fort. Résultat : trois breaks sur toute la rencontre pour le Serbe, et un score réglé en deux sets. Comme lors de leurs deux dernières rencontres en 2013...

Le « boss » de la tournée américaine, c'est lui : à 26 ans, « Djoko » a réussi pour la deuxième fois de sa carrière le doublé Indian Wells/Miami (2011, 2014). Seul Roger Federer, éliminé cette année en quart de finale, avait réussi cet exploit en 2005 et 2006.Le Serbe, impressionnant de puissance et de maîtrise, a remporté en 1 heure 24 minutes de jeu le 43e titre de sa carrière, en asphyxiant le n°1 mondial Rafael Nadal 6-3, 6-3.De son côté, ce dernier a échoué pour la quatrième fois en finale à Miami après 2005, 2008 et 2011, dans l'un des trois Masters 1000 qu'il n'a jamais remportés avec Paris-Bercy et Shanghai.Mais plus que les statistiques (4e succès à Miami, 43e titre ATP, 18e Masters 1000), c'est la manière dont « Djoko » a dominé « Rafa » qui impressionne et qui rappelle 2011 où le...
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