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Moyen Orient et Monde - Pakistan

Musharraf inculpé pour « haute trahison », une première historique

Le procès de Pervez Musharraf risque de s’éterniser, l’ancien président ayant impliqué d’autres personnalités de son ancien gouvernement. Photo AFP

L'ancien président pakistanais Pervez Musharraf a été inculpé hier par un tribunal spécial pour « haute trahison », une première historique pour un ex-chef de la puissante armée. Le Premier ministre Nawaz Sharif, grand rival de Pervez Musharraf, avait mis sur pied en novembre dernier ce tribunal spécial afin de juger l'ex-président pour « haute trahison », un crime passible de la peine de mort au Pakistan.
La juge Tahira Safdar a lu l'acte d'inculpation à M. Musharraf, l'accusant d'avoir imposé l'état d'urgence, suspendu la Constitution et limogé des juges en 2007 alors qu'il était au pouvoir. Le principal intéressé s'est aussitôt levé pour plaider « non coupable ». « On dit que je suis un traître, alors que j'ai été chef de l'armée pendant neuf années, que j'ai servi au sein de l'armée pendant 45 ans et que j'ai combattu dans deux guerres. Est-ce cela de la trahison ? » a-t-il lancé. « Je ne suis pas un traître. Pour moi, un traître est une personne qui vole l'argent public et vide les coffres de l'État », a ajouté M. Musharraf dans un discours passionné au cours duquel il a vanté le bilan de ses années au pouvoir, marquées, selon lui, par un redressement de l'économie, et peu d'attentats.
Devant la cour, l'ancien président a aussi déclaré avoir suspendu la Constitution après avoir consulté le Premier ministre et son Conseil des ministres, une affirmation qui n'est pas anodine. L'article 6 de la Constitution prévoit des accusations de « haute trahison » pour quiconque suspend ce texte par la force, ou « aide » une personne à le faire, d'où l'intérêt de M. Musharraf d'impliquer des personnalités de l'époque pour forcer le tribunal à faire le procès d'un gouvernement en entier, voire de l'armée, et non d'un seul homme, selon des analystes. Du coup, le procès risque de s'éterniser et d'apparaître comme un véritable règlement de comptes du pouvoir actuel contre ses rivaux politiques et les militaires.

(Source : AFP)

L'ancien président pakistanais Pervez Musharraf a été inculpé hier par un tribunal spécial pour « haute trahison », une première historique pour un ex-chef de la puissante armée. Le Premier ministre Nawaz Sharif, grand rival de Pervez Musharraf, avait mis sur pied en novembre dernier ce tribunal spécial afin de juger l'ex-président pour « haute trahison », un crime passible de la peine de mort au Pakistan.La juge Tahira Safdar a lu l'acte d'inculpation à M. Musharraf, l'accusant d'avoir imposé l'état d'urgence, suspendu la Constitution et limogé des juges en 2007 alors qu'il était au pouvoir. Le principal intéressé s'est aussitôt levé pour plaider « non coupable ». « On dit que je suis un traître, alors que j'ai été chef de l'armée pendant neuf années, que j'ai servi au sein de l'armée pendant 45 ans...
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