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Moyen Orient et Monde - Vol Mh370

Agacée par les critiques, la Malaisie fustige la Chine

Les opérations de recherche se recentrent dans une zone plus proche de l'Australie.

Lors d’une réunion hier à l’hôtel Lido de Pékin, des officiels malaisiens ont diffusé sur un écran, devant les proches des passagers chinois du vol MH370, la carte de la nouvelle zone de recherche. Cette dernière s’étend sur 319 000 km2, est plus proche des terres australiennes et située en dehors de la bande des 40es Rugissants. Mark Ralston/AFP

Agacés par les critiques incessantes de la Chine et des familles des passagers chinois du vol MH370, les Malaisiens se rebiffent et renvoient Pékin à ses propres errements malgré de forts enjeux économiques.
Le gouvernement de Kuala Lumpur est sur le gril depuis la disparition du Boeing 777-200 de Malaysia Airlines, dont 153 des 227 passagers étaient chinois. En sus des éclats de colère quasi quotidiens des familles de passagers, les médias chinois n'ont eu de cesse de jeter l'opprobre sur les autorités et la compagnie malaisiennes. Hier encore, des proches des passagers chinois ont demandé à Pékin de mener sa propre enquête, tout en condamnant à nouveau « l'attitude irresponsable » et « inhumaine » de la Malaisie. La Chine a déjà enjoint Kuala Lumpur, en charge de l'enquête, d'y associer des experts chinois. Mardi déjà, les proches des passagers chinois avaient manifesté devant l'ambassade de Malaisie à Pékin, avec, semble-t-il, le silence complice des autorités qui d'ordinaire interdisent ce genre de rassemblements publics. Les familles ont traité les responsables malaisiens de « meurtriers » et l'ambassadeur a été qualifié de « menteur ».
La Malaisie s'est longtemps abstenue de répondre à son puissant voisin et premier partenaire commercial. Mais la coupe semble pleine. En première ligne, le ministre malaisien des Transports, Hishammuddin Hussein, a sonné la charge cette semaine en répondant à une question d'un journaliste chinois sur la lenteur avec laquelle les autorités malaisiennes avaient réagi, selon lui, à la disparition de l'appareil. Le ministre a estimé qu'un temps précieux avait été perdu à cause d'un satellite chinois à l'origine d'observations erronées en mer de Chine méridionale alors que les opérations sont aujourd'hui orientées dans l'océan Indien, à des milliers de kilomètres au sud. Le gouvernement a aussi tapé du poing sur la table et dénié le monopole du deuil aux Chinois, au nom des 38 passagers et 12 membres d'équipage malaisiens disparus dans la catastrophe. Le ministre malaisien de l'Intérieur, Zahid Hamidi, a pour sa part accusé les médias chinois d'avoir « enflammé les esprits et attisé la colère des familles ».
Les médias malaisiens, contrôlés par le parti au pouvoir, ont également commencé à répondre. Un internaute a résumé les vifs sentiments exprimés par les Malaisiens sur les réseaux sociaux, écrivant : « La Chine demande toute la vérité et une totale transparence sur l'accident de l'avion ? Qu'elle s'explique d'abord sur la place Tiananmen », où fut écrasé dans le sang le mouvement étudiant de juin 1989.
Quant aux recherches, elles ont repris hier dans une zone modifiée après de nouveaux calculs de la trajectoire du Boeing, qui serait tombé dans l'océan Indien, à court de carburant, plus tôt qu'estimé auparavant. Après la suspension des opérations jeudi pour cause de mauvais temps, dix avions appartenant à six pays (Australie, Chine, Japon, Nouvelle-Zélande, Corée du Sud, États-Unis) ont commencé à explorer une zone située à 1 100 km au nord-est de celle qu'ils survolaient depuis une semaine à 2 500 km des côtes australiennes. Cinq navires chinois et un bâtiment australien se sont également dirigés vers la nouvelle zone de recherches.
L'Agence australienne de sécurité maritime, qui coordonne les recherches, a annoncé que cinq avions avaient repéré « de multiples objets » dans la nouvelle zone, mais qu'il faudrait attendre, pour une confirmation, que des navires aient pu atteindre aujourd'hui ce secteur. La nouvelle zone de recherche s'étend sur 319 000 km2, est plus proche des terres australiennes et située en dehors de la bande des 40es Rugissants. Les avions pourront désormais effectuer des rotations plus exhaustives et les conditions météo devraient être plus favorables.
(Source : AFP)

Agacés par les critiques incessantes de la Chine et des familles des passagers chinois du vol MH370, les Malaisiens se rebiffent et renvoient Pékin à ses propres errements malgré de forts enjeux économiques.Le gouvernement de Kuala Lumpur est sur le gril depuis la disparition du Boeing 777-200 de Malaysia Airlines, dont 153 des 227 passagers étaient chinois. En sus des éclats de colère quasi quotidiens des familles de passagers, les médias chinois n'ont eu de cesse de jeter l'opprobre sur les autorités et la compagnie malaisiennes. Hier encore, des proches des passagers chinois ont demandé à Pékin de mener sa propre enquête, tout en condamnant à nouveau « l'attitude irresponsable » et « inhumaine » de la Malaisie. La Chine a déjà enjoint Kuala Lumpur, en charge de l'enquête, d'y associer des experts chinois....
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