Dans la propriété du roi Abdallah à Raoudat Khouraïm, près de Riyad, le président américain Barack Obama a souligné à quel point il accordait de la valeur à la relation stratégique entre les États-Unis et le royaume wahhabite. Kevin Lamarque/Reuters
Lors d'une visite de 24 heures en Arabie saoudite, le président américain Barack Obama a affirmé au roi Abdallah que les intérêts stratégiques des États-Unis et du royaume restaient « alignés », a déclaré un haut responsable américain à Riyad après une rencontre entre les deux dirigeants hier.
M. Obama qui était accompagné du secrétaire d'État John Kerry et de sa conseillère à la Sécurité nationale, Susan Rice, est arrivé dans l'après-midi dans le royaume, en provenance de Rome, dernière étape de sa tournée européenne, et s'est immédiatement rendu dans la propriété du roi Abdallah à Raoudat Khouraïm, près de Riyad.
Sur place, « le président a souligné à quel point il accordait de la valeur à cette relation stratégique » avec le royaume, a assuré ce responsable sous le couvert de l'anonymat. « Parfois, on a l'impression qu'il existe des différends entre les États-Unis et l'Arabie saoudite, et les deux dirigeants ont parlé franchement de nombreux dossiers », a ajouté ce responsable, alors que Riyad a manifesté son mécontentement vis-à-vis de son allié historique sur des sujets comme la Syrie et l'Iran.
De même source, M. Obama et son hôte ont surtout évoqué le dossier nucléaire iranien et la situation en Syrie lors de leur rencontre. Sur le premier sujet, Riyad a manifesté son scepticisme face à l'accord intérimaire conclu en novembre 2013 entre les grandes puissances et l'Iran, qui prévoit un gel partiel du programme atomique controversé de la République islamique en échange d'un allègement des sanctions économiques. M. Obama a alors assuré le souverain wahhabite qu'il n'accepterait pas un « mauvais accord » avec Téhéran sur le nucléaire. L'Arabie saoudite, chef de file des monarchies du Golfe, redoute qu'un désengagement des États-Unis du Moyen-Orient et l'ouverture américaine sur l'Iran n'encouragent les ambitions régionales de son rival chiite.
« Que l'Arabie saoudite et ses autres partenaires du Golfe sachent que les discussions nucléaires peuvent résoudre une menace à la stabilité régionale », a lancé Benjamin Rhodes, le conseiller adjoint de Sécurité nationale accompagnant le président américain. Il a néanmoins assuré que l'administration Obama était toujours « préoccupée » par la politique régionale de Téhéran, évoquant notamment son « soutien à Assad, au Hezbollah et ses actions de déstabilisation au Yémen et dans le Golfe ».
Les Saoudiennes en profitent
Sur la Syrie, la Maison-Blanche avait assuré avant la réunion que le président voulait parler avec le roi des moyens de renforcer « politiquement et militairement » l'opposition syrienne modérée. Mais un responsable américain anonyme a affirmé que les États-Unis n'avaient pas approuvé la fourniture par l'Arabie saoudite de Manpads (système d'arme sol-air portable) aux rebelles syriens dont Riyad est l'un des principaux soutiens. Le responsable a assuré qu'une telle fourniture représenterait « un risque de prolifération ». En outre, ce point précis « n'a pas été un point central de la réunion », selon lui. « Ce voyage (en Arabie) n'était pas destiné à caler des détails ou un type d'aide aux Syriens. Le président n'est pas venu ici pour faire ce que font les hauts responsables de son administration », a-t-il insisté.
Et si le président Obama n'a pas pris l'initiative d'aborder avec le roi la question des droits de l'homme, comme l'en avait exhorté Amnesty International, il va rencontrer aujourd'hui Maha al-Muneef, une activiste saoudienne qui avait reçu par le passé un prix du département d'État. Cet entretien aura lieu alors que des militantes ont appelé les Saoudiennes à défier l'interdiction de conduire et à prendre le volant une nouvelle fois aujourd'hui.
Repère


Mais bien sur: Suçage des richesses contre le maintient des familles obscurantistes et sans élections aucunes au pouvoir! Stratégique.. what else? Demandez donc aux peuples ignares de ce faits occidentaux ce qu'ils pensent de cette "formule démocratique". Allez, il Il faut arreter de bourrer le mou et de parler de démocratie et de droit de l'homme et surtout de la femme(!!) ainsi que d'autre anerie de ce genre. Bande de gros menteurs sans vergogne, welli ma riffenloun jefen.
02 h 19, le 31 mars 2014