Le Liban qui traverse « une période extrêmement tourmentée » a été salué mardi à l'unanimité par le Conseil de sécurité de l'ONU qui s'est réuni en consultations à huis clos pour entendre l'exposé de Derek Plumbly, coordonnateur spécial de l'ONU au Liban, sur le dernier rapport du secrétaire général sur l'application de la résolution 1701 du Conseil.
La communauté internationale reste soudée dans son engagement aux côtés du pays du Cèdre. Lors de ces concertations, « les membres du Conseil ont réaffirmé leur engagement en faveur de la stabilité du Liban tout en soulignant leur préoccupation croissante face à la recrudescence inquiétante d'incidents transfrontaliers provenant de la Syrie ainsi que d'attentats terroristes et d'actes de violence à travers le Liban ». Ils ont exhorté toutes les parties à « promouvoir le dialogue afin de préserver l'unité du Liban, de rejeter l'extrémisme et la violence, et de s'engager dans la politique de dissociation adoptée par le gouvernement sur base des principes entérinés dans la déclaration de Baabda », a déclaré la présidente du Conseil de sécurité de l'ONU, la représentante du Luxembourg, Sylvie Lucas, dont le pays assure la présidence pour le mois de mars.
« Le Conseil de sécurité est uni dans son soutien au Liban et aussi dans son analyse de la situation. Sous une énorme pression, le pays du Cèdre et les Libanais font preuve d'une extraordinaire résilience, » a-t-elle indiqué.
Prenant note du « calme relatif » dans le pays, le Conseil a toutefois reconnu « que ce calme est très fragile, comme l'ont démontré les deux graves incidents sécuritaires au cours des dernières semaines ». Il a toutefois souligné « la nécessité, pour toutes les parties, de coopérer pleinement avec le coordonnateur spécial et la Finul et de se concentrer sur toutes les questions en suspens dans la mise en œuvre de la résolution 1701 ».
Les réfugiés, « un immense fardeau »
Soulignant « l'immense fardeau que met le conflit syrien sur le Liban », la présidente du Conseil a mis l'accent sur l'importance d'un « partage adéquat du fardeau » que constitue la présence d'un million de réfugiés syriens. « Il est nécessaire de trouver davantage de moyens pour aider le Liban, » a-t-elle lancé.
Le Conseil a « accueilli chaleureusement » la formation du nouveau gouvernement Salam, tout en exprimant « l'espoir » qu'il mettra le « pays dans une meilleure position pour qu'il puisse faire face aux défis économiques, sécuritaires et humanitaires.
Face à ces multiples défis, le Liban a besoin d'un soutien international fort et coordonné ». C'est à cet égard que les membres du Conseil se « sont félicités » des efforts déployés par le Groupe international de soutien pour le Liban et de la déclaration adoptée lors de la deuxième réunion tenue à Paris le 5 mars dernier sous l'égide du président français, François Hollande. Par ailleurs, le Conseil de sécurité a mis l'accent sur la « grande importance » qu'il attache « aux préparatifs pour les prochaines élections présidentielles prévues en mai et qui devront se dérouler conformément aux procédures constitutionnelles du Liban et selon la pratique démocratique », a conclu la présidente du Conseil.
Un « soutien onusien fort », confirme Plumbly
S'adressant à la presse, le coordonnateur spécial pour le Liban, Derek Plumbly, a, pour sa part, livré ses impressions au sujet des discussions qui se sont déroulées lors des consultations à huis clos sur l'examen de la résolution 1701. « J'ai ressenti un sens de l'unité au sein du Conseil de sécurité qui s'est manifesté par une unanimité autour de toutes les questions difficiles qui ont été soulevées au sujet du Liban », a-t-il dit. « Il est clair que ces discussions ont montré un soutien fort du Conseil pour les Nations unies, le Liban, la Finul, mon bureau, et pour les nombreuses autres agences, ainsi que pour le gouvernement du Liban et pour le peuple libanais », a-t-il assuré.
Résumant les discussions au sein du Conseil, Derek Plumbly a indiqué qu'elles ont porté sur deux points : les questions en relation avec la ligne bleue et la zone des opérations de la Finul, et les problèmes sécuritaires ayant trait en grande partie au « grave impact de la crise syrienne au Liban ». Il n'a pas manqué de mettre en exergue le « respect onusien de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Liban ». Le responsable onusien a enfin salué le rôle joué par l'armée libanaise et les FSI « face aux défis et aux difficultés extrêmes tels que le terrorisme et les pressions frontalières ».
Derek Plumbly livrera ses impressions lors d'une interview qu'il a accordée à L'Orient-Le Jour qui sera publiée dans notre édition du vendredi.
La communauté internationale reste soudée dans son engagement aux côtés du pays du Cèdre. Lors de ces concertations, « les membres du Conseil ont réaffirmé leur engagement en faveur de la stabilité du Liban tout en soulignant leur préoccupation croissante face à la recrudescence inquiétante d'incidents transfrontaliers provenant de la Syrie ainsi que d'attentats terroristes et d'actes de violence à travers le Liban ». Ils ont exhorté toutes les...

