Frustrés et furieux, des proches des passagers chinois du vol MH370 ont assailli de questions virulentes et de sarcasmes l’ambassadeur malaisien à Pékin, dans une salle de l’hôtel où Malaysia Airlines les héberge depuis plus de deux semaines. Wang Zhao/AFP
De nouvelles images satellite révèlent la présence de 122 objets dans une zone de recherche du sud de l'océan Indien, où s'est abîmé le vol MH370 de Malaysia Airlines dans des circonstances qui restent à cette heure largement mystérieuses et qui torturent les familles.
Les images prises par un satellite d'Airbus Défense et Espace montrent ces dizaines d'objets flottants dans une zone de 400 km2, a déclaré hier le ministre malaisien des Transports, Hishammuddin Hussein. Il est impossible de dire si ces objets sont des débris du Boeing 777 qui a disparu le 8 mars avec 239 personnes à bord, alors qu'il effectuait la liaison Kuala Lumpur-Pékin. « Mais c'est un nouvel indice qui nous aidera à mieux cibler les opérations de recherche », a ajouté le ministre. Des images satellite précédentes montraient elles aussi des objets flottants, dont certains mesurant plusieurs mètres, dans les zones de recherche. Il n'a cependant toujours pas été possible de les récupérer et donc de les identifier.
Parallèlement, frustrés et furieux, des proches des passagers chinois du vol MH370 ont assailli de questions virulentes et de sarcasmes l'ambassadeur malaisien à Pékin. Pendant plus de quatre heures, ils ont exposé leurs récriminations à l'ambassadeur dans une salle de l'hôtel où Malaysia Airlines les héberge depuis plus de deux semaines. Ils se sont notamment indignés du soudain retrait des personnels mobilisés par la compagnie pour les assister, et ils ont fait à nouveau part de leur scepticisme sur le sort de l'avion.
Hier en outre, le cabinet américain d'avocats Ribbeck Law, toujours à l'affût de grosses compensations à l'instar de tous les grands cabinets américains, a annoncé avoir porté plainte contre la compagnie Malaysia Airlines et le constructeur Boeing. Ribbeck Law a indiqué avoir saisi un tribunal de l'Illinois au nom d'un avocat indonésien, Januari Siregar, dont le fils Firman (25 ans) était à bord. Le cabinet souhaite savoir si un éventuel défaut de conception ou une avarie mécanique sont imputables à Boeing, ou si la compagnie a commis une faute expliquant la disparition de l'avion. La firme n'a pas précisé le montant des dommages demandés mais le contentieux porte, selon elle, sur des millions de dollars.
(Source : AFP)

