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Culture - Photos

Sous l’objectif de Bernhard Wicki

Le Goethe Institut présente les photos de Bernhard Wicki à l'espace Dawawine. Un accrochage qui fait découvrir cet artiste allemand dont l'œuvre cinématographique et photographique demeure encore très méconnue.

Bernhard Wicki, un artiste méconnu.

Est-ce parce qu'il a un passé de soldat allemand ayant combattu la France durant la Seconde Guerre mondiale que Bernhard Wicki n'a pas connu la célébrité ou parce que son film The Bridge (sorti en 1959), malgré son impact énorme sur l'époque, a fait de l'ombre sur le reste de sa carrière ? En effet, malgré les douze films (dont la coréalisation du Jour le plus long) qu'a réalisés ce cinéaste, ses différentes interprétations et ses centaines de clichés, on connaît très peu Bernhard Wicki. Cette exposition organisée par le Goethe Institut, jumelée de projections de ses films, tente de faire l'éclairage sur son œuvre.


Longtemps, ce poète et peintre considérait la photo et le cinéma comme des arts mineurs. Ce n'est qu'en 1952 que son regard a complètement changé lorsqu'il a visité l'Exposition internationale de photographie à Lucerne. Dans la brochure concernant son parcours, il est dit que Wicki se souvient de la photo prise par Robert Capa d'un soldat mourant durant la guerre civile espagnole de 1936 : « C'est alors que je me suis rendu compte que non seulement la photo pouvait être un témoignage, mais qu'elle était un langage propre et distinct des autres expressions artistiques. »


Wicki s'est mis donc à capturer des moments, à les retirer de leur réalité pour leur offrir un autre réalisme, empreint de sa touche. Au total, une quarantaine de tirages en noir et blanc qui font le récit de ses voyages en Allemagne, France, Italie, Bosnie, Maroc, Russie, Autriche, Afrique, Amérique du Nord, ainsi que dans sa ville natale de Munich. Pas de sujet de prédilection, mais seulement un regard sur tout ce qui le fascinait. Des ruelles de Paris, avec leur ombre et leur lumière, aux portraits d'individus pris dans leur isolement existentiel, les images en noir et blanc de Wicki voyagent et nous emmènent dans des pérégrinations, tout en témoignant de l'époque qui a suivi la Seconde Guerre mondiale. Des photos plus intimes prises de Maria Schell ou de ses compagnons comme Friedrich Dürrenmatt confirment la subtilité de la mise en scène chez cet artiste qui savait doser la lumière, loin des portraits habituels de stars. C'est le néoréalisme italien de cette époque, représenté par Vittorio de Sica et Roberto Rossellini, qui a beaucoup influencé son travail photographique. Son regard.


Cette œuvre photographique qui est vite tombée dans l'oubli, aussitôt que le cinéaste a connu le succès auprès de Hollywood, est aujourd'hui accrochée à Dawawine (imm. Acar, 2e étage, Gemmayzé) jusqu'au 3 avril. Ouvert de 11 heures à 23 heures.

Est-ce parce qu'il a un passé de soldat allemand ayant combattu la France durant la Seconde Guerre mondiale que Bernhard Wicki n'a pas connu la célébrité ou parce que son film The Bridge (sorti en 1959), malgré son impact énorme sur l'époque, a fait de l'ombre sur le reste de sa carrière ? En effet, malgré les douze films (dont la coréalisation du Jour le plus long) qu'a réalisés ce cinéaste, ses différentes interprétations et ses centaines de clichés, on connaît très peu Bernhard Wicki. Cette exposition organisée par le Goethe Institut, jumelée de projections de ses films, tente de faire l'éclairage sur son œuvre.
Longtemps, ce poète et peintre considérait la photo et le cinéma comme des arts mineurs. Ce n'est qu'en 1952 que son regard a complètement changé lorsqu'il a visité l'Exposition internationale de...
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