Au nom du syndicat des rédacteurs, Élias Aoun a rendu hier hommage à Nohad Azar, « qui a longtemps travaillé dans les quotidiens an-Nahar et L'Orient-Le Jour, se battant pour la plume libre, jusqu'à ce que la maladie la cloue sur un fauteuil ».
Le président du syndicat a donc publié un communiqué dans lequel il a exprimé sa peine « parce que la presse libanaise a perdu une de ses pionnières, une voix forte et pleine de courage qui a toujours cherché à dire la vérité, aussi dérangeante soit-elle ». Dans son communiqué, Élias Aoun salue en elle « la syndicaliste qui a toujours travaillé au service de la société et qui a toujours gardé dans son cœur ce Sud d'où elle est originaire, puisqu'elle appartient à une grande famille politique de Jezzine.
Nous l'appelions "l'éducatrice" parce qu'elle nous a beaucoup appris dans le domaine de la presse et dans celui de la chose publique, elle qui ne recherchait ni les titres ni les postes, préférant rester dans les coulisses et conserver sa liberté de penser et de parole.
Le syndicat était fier de la compter parmi ses membres éminents et ses figures de proue, toujours droite et franche, ne connaissant pas la complaisance et ne craignant pas les pressions. La voilà qui revient aujourd'hui à la source, à Jezzine qui l'a vue naître et à laquelle elle a donné le meilleur d'elle-même. À sa famille, et en particulier à son frère Samir Azar, ainsi qu'à tous ceux qui l'ont connue et aimée, au PDG de L'Orient-Le Jour, Michel Eddé, et à tous ceux qui ont collaboré avec elle, le syndicat présente ses condoléances les plus sincères ».
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L’hommage du syndicat des rédacteurs
OLJ / le 17 mars 2014 à 00h00

