Les propos qu'aurait tenus le président syrien Bachar el-Assad sur le Liban, rapportés par le quotidien as-Safir dans son édition d'hier, ont suscité une vive réaction de la part du ministre de la Justice Achraf Rifi et du député membre du bloc des Forces libanaises Fady Karam.
Rappelons que selon le quotidien as-Safir, le président Assad aurait déclaré, en réponse à une question, que le nom du prochain président libanais importe peu. Ce qui compte, a-t-il estimé, c'est son choix politique et ce qu'il peut apporter à « l'axe de la résistance ». M. Assad aurait aussi envoyé des signaux positifs à l'adresse du Premier ministre Tammam Salam, le qualifiant de « fils d'une maison politique basée sur les principes et les qualités morales » et appelant les différentes parties à l'aider dans sa mission. Au sujet du secrétaire général du Hezbollah, le président Assad aurait dit que sa position est un signe de loyauté et de fidélité, ajoutant à ce sujet : « Nous sommes tous les deux à bord du même navire. » Il aurait ajouté qu'il y a au Liban « des personnes qui sont stables dans leurs positions et leurs choix, et au contraire d'autres qui changent facilement de principes et d'options ». Il aurait aussi rappelé que « la sécurité de la Syrie dépend de celle du Liban et l'inverse est vrai ».
Ces propos ont donc poussé le député Fady Karam à se demander sur Twitter : « Comment Assad compte-t-il punir ceux qui sont contre son régime, en les tuant ou en les bombardant aux armes chimiques ? » Le ministre Rifi a aussi utilisé le même procédé, écrivant sur Twitter : « Le régime syrien n'a pas à choisir le nouveau président du Liban. L'époque de la tutelle est révolue et nous n'accepterons pas que l'on porte atteinte à notre souveraineté. »


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10 h 30, le 15 mars 2014