Le moment de vérité approche pour le Real et le Barça : à une semaine d'un clásico décisif pour le titre, les deux rivaux jouent ce week-end la 28e journée du championnat d'Espagne sous la pression croissante de l'Atletico, intercalé entre eux.
Quatre points séparent le Real Madrid, leader, du FC Barcelone, troisième, à 11 matches de la fin du championnat. C'est beaucoup et c'est peu à la fois pour la « Maison blanche », en état de grâce ces derniers temps : le club merengue doit l'emporter à Malaga ce soir s'il veut recevoir les Catalans le dimanche 23 avec un matelas intact. « Pour le moment, nous sommes concentrés sur le fait de bien jouer à Malaga, a assuré le Gallois Gareth Bale. Ensuite, nous pourrons penser au clásico. » Afin de préserver ses hommes, l'entraîneur Carlo Ancelotti sait déjà qu'il pourra aligner une équipe bis contre Schalke 04 mardi en huitième de finale retour de Ligue des champions après le feu d'artifice de l'aller (6-1). Mais auparavant, le défenseur Sergio Ramos sera suspendu aujourd'hui et Ancelotti pourrait se passer aussi d'Angel Di Maria, menacé de suspension en cas de carton jaune, pour tenter de relancer le jeune Isco, porté disparu depuis une fin d'automne très difficile.
Pour le Barça et Neymar, c'est le début d'année qui a été compliqué : le Brésilien, ralenti par une blessure et peut-être ébranlé par les démêlés judiciaires autour de son transfert, n'a marqué qu'une seule fois en neuf matches avec Barcelone en 2014. L'attaquant de 22 ans, qui s'est vu refuser un but valable mercredi contre Manchester City (2-1), doit se relancer contre Osasuna deman au Camp Nou, où le Barça essaiera de remédier à son irrégularité chronique après trois défaites en six journées. « Nous avons eu des faux pas très graves, surtout dans la manière de jouer et l'image que nous avons laissée », a reconnu Lionel Messi, buteur et grand artisan du sursaut d'orgueil des Catalans, qualifiés mercredi soir en quarts de la C1. « Mais ça ne veut pas dire que le championnat est perdu, il reste beaucoup de chemin », a assuré le quadruple Ballon d'or.
À la deuxième place du classement, l'Atletico Madrid compte trois longueurs de retard sur le Real et un point d'avance sur le Barça. Et si les hommes de Diego Simeone disaient jusque-là avancer « match après match », leur probante qualification pour les quarts de C1 aux dépens du Milan AC (1-0, 4-1) leur a apparemment ouvert l'appétit.
« Je crois que l'Atletico a fait un effort incroyable (...) pour pouvoir lutter contre les plus puissants, et maintenant que nous y sommes parvenus, nous voulons batailler jusqu'au bout », a prévenu le capitaine Gabi.
L' « Atleti », qui reçoit l'Espanyol Barcelone, aura en outre une motivation supplémentaire samedi soir (22h00) : c'était sur la pelouse des « Periquitos », en octobre dernier, que les Madrilènes avaient connu leur première défaite (1-0) après le meilleur début de saison en Liga de leur histoire (8 victoires d'affilée).
Real Sociedad-Valence dimanche, Villarreal-Athletic Bilbao lundi : ces deux confrontations directes entre Pays basque et région valencienne ont pour enjeu les places européennes.
Pour la quatrième place, synonyme de C1, l'Athletic Bilbao a l'occasion de faire le trou sur son poursuivant Villarreal (5e) en portant son avance à dix points en cas de succès.
Et Valence, 9e à cinq points d'une septième place qui devrait être la dernière à donner accès à l'Europa League, n'a pas le droit à l'erreur face à la Real Sociedad du Français Antoine Griezmann (6e), revancharde après son échec lundi dernier à domicile devant le Rayo Vallecano (3-2).
Le programme (heure de Beyrouth)
Samedi :
17h00 Levante-Celta Vigo
19h00 Rayo Vallecano-Almeria
21h00 Malaga-Real Madrid
23h00 Atletico Madrid-Espanyol Barcelone.
Dimanche :
13h00 Elche-Betis Séville
18h00 FC Barcelone-Osasuna
20h00 FC Séville-Valladolid
22h00 Real Sociedad-Valence.
Lundi :
23h00 Villarreal-Athletic Bilbao.

